Assimilé la semaine dernière à un “rappeur islamiste” par la députée LREM des Yvelines Aurore Bergé, Médine a annoncé ce soir avoir déposé plainte contre elle.

Face aux accusations, Médine a décidé de passer à l’attaque. Jeudi, sur l’antenne de LCI, la députée LREM des Yvelines Aurore Bergé avait exprimé son soutien à la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Frédérique Vidal, au coeur d’une polémique après avoir pointé du doigt “les dangers de islamo-gauchisme dans les universités”. Une déclaration mal venue étant donné la situation d’extrême précarité de nombreux étudiants français, dont certains doivent être aidés afin de pouvoir manger tous les soirs. Afin d’appuyer son propos, Aurore Bergé avait dénoncé une conférence donnée en mars 2017 par Médine à l’École Normale Supérieure : “Vous avez par exemple ce rappeur islamiste Médine, vous savez, celui qui disait qu’il fallait tuer les laïcards, est-ce légitime qu’une école aussi prestigieuse que l’ENS donne la parole à celui qui appelle au meurtre ?”.

Une réponse judiciaire

Après avoir réagi brièvement au moment de cette prise de parole, le rappeur havrais a annoncé sur ses réseaux sociaux avoir officiellement déposé une plainte contre la députée du parti au pouvoir, confiant à Mediapart qu’il souhaitait grâce à cette démarche laver son honneur : “C’est la fois de trop (…) Elle me colle une idéologie qui n’est, bien sûr, pas la mienne”. Il faut dire que Médine fait face à ce genre d’accusations depuis plusieurs années maintenant, alimentées par une partie de la droite ainsi que l’extrême-droite, notamment en raison de son morceau Don’t laïk ou du titre de son 2ème album sorti en 2005, Jihad : le plus grand combat est contre soi-même. Il affirme ainsi réclamer “une condamnation et des excuses publiques”, tandis que du côté de l’ancienne porte-parole de La République En Marche, on explique “ne pas vouloir commenter une affaire judiciaire en cours”.