De nouveau présentée à la justice qui lui reprochait d’avoir nommée les 3 gendarmes ayant arrêté son frère Adama comme étant les responsables de sa mort, Assa Traoré a été condamnée en appel.

Engagée depuis 4 ans et demi dans un combat pour la justice suite au décès de son petit frère Adama, mort le de la gendarmerie de Persan, dans le Val-d’Oise, Assa Traoré a été condamnée par la justice française. Visée par une plainte, elle se voyait reprocher la publication de plusieurs posts, en septembre et en novembre 2019, intitulés La vérité pour Adama sur sa page Facebook. Dans ces différents messages, elle accusait de nouveau les militaires d’avoir tué son frère, citant nommément les 3 gendarmes impliqués dans l’arrestation du jeune homme âgé de 24 ans au moment des faits. Tandis qu’ils avaient été déboutés en 1ère instance, ces derniers ont donc eu gain de cause devant la Cour d’Appel, qui a condamné Assa Traoré à 4 000 euros d’amendes, à supprimer les messages incriminés ainsi qu’à citer la décision de justice sur la page Facebook, chaque jour de retard entraînant 100 euros de pénalité.

À LIRE AUSSI: Adama Traoré : sa famille contre-attaque après l’annonce de la fin de l’enquête

Une expertise belge pour relancer l’affaire ?

Malgré les protestations incessantes de la famille d’Adama Traoré et de ses nombreux soutiens, la justice française n’avait procédé à aucune mise en examen à la fin de son enquête au début de l’année 2019. Pourtant, il y a quelques semaines, une expertise médicale indépendante belge avait rendu un rapport – commandé par la justice en juillet dernier – allant clairement dans le sens de la famille. Les médecins, un cardiologue, un médecin légiste, un pneumologue et une hématologue, avaient conclu qu’Adama Traoré avait été très probablement victime d’un coup de chaleur aggravé par les manoeuvres violentes d’immobilisation et de menottage pratiquées par les gendarmes.

À LIRE AUSSI: Affaire Adama Traoré : la justice souhaite procéder à 2 nouvelles auditions