Fondé en 2012, le groupe d’extrême droite Génération Identitaire a été dissous ce matin lors du conseil des ministres.

Annoncé dès le mois de janvier, la dissolution de Génération Identitaire, réclamée par de nombreux acteurs de l’anti-racisme depuis de nombreuses années, est désormais officielle. Le Ministre de l’Intérieur a confirmé la nouvelle ce midi à travers un tweet publié à l’issue du conseil des ministres, qui se tenait ce matin : Cette association et certains de ses militants doivent être regardés comme tenant un discours de haine incitant à la discrimination ou à la violence envers des individus en raison de leur origine, de leur race et de leur religion”. Face à cette décision, l’avocat du groupe a annoncé qu’il allait déposé un recours auprès du Conseil d’Etat pour excès de pouvoir afin de faire annuler cette décision.

Une idéologie xénophobe

Fondé en 2012 et basé à l’origine à Lyon, Génération Identitaire a largement fait parler de lui ces dernières années par de nombreuses actions très relayées aussi bien sur les réseaux sociaux que dans les médias, allant d’opérations dans les Alpes ou les Pyrénées afin d’arrêter le passage de migrants à l’occupation d’un chantier d’une mosquée en construction à Poitiers en 2012. L’été dernier, le groupe avait aussi déployé une banderole provocante sur la place de la République à Paris lors d’une manifestation contre les violences policières et le racisme. Des actions et un discours mêlant haine, violences, nationalisme ou encore islamophobie qui ont donc fini par provoquer une réaction au sommet de l’Etat. Cible du groupe il y a quelques années, Médine n’a par ailleurs pas manqué de relever avec humour cette information, publiant une photo prise en octobre 2018 avant un concert qu’il devait donner à Lille.