Joaquin El Chapo Guzman purge une peine de prison à perpétuité dans la prison de haute sécurité à Florence, dans le Colorado aux Etats-Unis. L’ancien trafiquant de drogues dénonce les conditions “inhumaines” et “cruelles” de sa détention.

Dans un plaidoyer, les avocats du baron méxicain de la drogue, El Chapo, et alors que sa femme a été interpellée à Washington le lundi 22 février, dénoncent le contexte dans lequel leur client est emprisonné : “Depuis son arrivée aux Etats-Unis, M. Guzman est incarcéré dans des conditions cruelles et inhumaines, ce qui équivaut à une torture physique et mentale”. On sait aussi que l’ancien patron du célèbre cartel de Sinaloa serait logé dans une cellule aux dimensions minimes, c’est-à-dire, 2 mètres de large sur 3,5 mètres de long. Il a tout de même le droit, à raison de 2 heures par semaine, d’être transféré par les gardiens dans un sas de 9 mètres carré. Ajoutez à cela que le narco trafiquant, connu dans le monde entier, ne parle que l’espagnol, tandis que tous les gardiens s’adressent à lui en anglais…

El Chapo après sa première arrestation en 2016 au Mexique

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Des conditions pas prêtes d’être allégées

Même son de cloche quant à la qualité et la quantité de ses portions de nourriture, ainsi qu’au sujet de la propreté de sa cellule : “Il s’est plaint de la quantité et de la qualité des repas et a expliqué que les portions sont plus que minimes et qu’il a faim”, ont aussi notifié ses avocats. Des plaintes répétées de la part de la défense depuis 2 ans, qui n’ont pas l’air d’attendrir le juge en charge du dossier, Brian Cogan. Ce dernier avait déjà, en 2019, rejeté la demande de la défense, suggérant à la justice de laisser à El Chapo le droit de passer 2 heures dans la cour de la prison de New York, ou il purgeait le début de sa peine. Une requête directement rejetée par le juge, qui avait rappelé que la détention du prévenu avait pour : “objectif légitime de l’empêcher de s’échapper de prison ou d’ordonner une attaque contre les individus ayant coopéré avec le gouvernement dans ce dossier”. Aujourd’hui, 2 ans plus tard donc, et dans la forteresse de Florence, force est de constater que les conditions d’emprisonnement d’El Chapo ne se sont pas améliorées… et tiennent le condamné de 63 ans bien loin de l’époque de ses évasions en moto cross !