Tandis que de nombreuses affaires de bagarres très violentes ont secoué l’actualité ces dernières semaines, Gazo a évoqué le sujet et les raisons qui pouvaient amener à ces situations dramatiques.

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses rixes opposant plusieurs groupes d’adolescents font la une de l’actualité, aussi bien en raison de leur violence que de la jeunesses de certaines protagonistes. Fin février, dans l’Essonne, 2 jeunes – un garçon et une fille – âgés de 14 ans sont décédés, à Saint-Chéron et à Boussy-Saint-Antoine. Plus tôt, le jeune Yuriy, qui a d’ailleurs pris la parole pour la 1ère fois dans TPMP, était agressé sauvagement par une dizaine de personnes alors qu’il rentrait du collège avec des amis et se trouvait sur la dalle de Beaugrenelle, dans le XVème arrondissement de Paris. Enfin, ce mardi, toujours à Paris, une bagarre a opposé une vingtaine de jeunes dans le XVIème arrondissement, provoquant l’hospitalisation dans un état grave de 2 d’entre eux. Bref, la série noire continue et provoque aujourd’hui un important débat sur la scène politique sur le thème récurrent de l’insécurité, mais aussi celui de la violence de plus en plus fréquentes chez de très jeunes adolescents.

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Gazo prend la parole

Invité toute cette semaine de l’émission Planète Rap, Gazo, en pleine promotion de son projet Drill FR sorti il y a un peu moins de 2 semaines, a justement évoqué les évènements récents. Interrogé par Fred Musa, il a tenu à atténuer l’importance du rap – que certains désignent comme l’un des responsables -, pointant plutôt du doigt les conditions de vie de ces jeunes parfois perdus et qui se regroupent et agissent ensemble, le fameux phénomène de bande. L’occasion pour lui, qui a connu les foyers et la prison dès ses 18 ans, d’avouer que le rap lui avait probablement permis d’éviter de connaître à nouveau la détention : “Par exemple, au lieu de galérer, j’allais au studio, pour commence, ça veut dire que j’évitais les problèmes (…) Soit j’évitais d’en faire à des gens, soit j’évitais moi-même des problèmes. J’étais en studio, j’faisais ma musique, je faisais chier personne, personne me faisait chier, simplement. Aujourd’hui ça commence à fonctionner, j’espère tirer des jeunes avec moi”.

 

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