MSCHF, la société commercialisant les désormais fameuses “Satan Shoes”, est parvenu à un accord à l’amiable avec Nike afin d’éviter tout contentieux juridique.

MSCHF, l’entreprise basée à New-York et créatrice de la paire d’une paire de sneakers polémique, la “Satan Shoes”, n’aura pas tenu bien longtemps face à Nike. Les 2 firmes ont en effet conclu un accord à l’amiable afin d’éviter tout passage devant les tribunaux, prévoyant entre autres un retrait de toutes les paires vendues par MSCHF, au nombre de 666. La marque à la virgule avait en effet porté plainte contre cette dernière, l’accusant de “contrefaçon” et estimant que son image avait été abimée par cette affaire. Contraint de rappeler ses créations, MSCHF va également proposer un remboursement total à ses acheteurs. Pour rappel, la “Satan Shoes” avait été lancée lors d’un partenariat avec l’artiste américain Lil Nas X après la sortie de son dernier morceau, Montero, accompagné d’un clip où les références à Satan et à l’Enfer étaient nombreuses. Une goutte de sang humain dans la bulle d’air ou encore un pentagramme étaient ajoutées à la Air Max 90, modèle choisie pour cette collab’ – dans laquelle Nike n’a pas été impliqué.

Nike Satan Shoes Box

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Fin de la polémique ?

Le 29 mars, la mise en vente de cette série limitée de chaussure avait été un franc succès, les 666 exemplaires s’étant vendus en quelques minutes seulement, et ce pour la somme de 1018 dollars l’unité, un prix fixé en référence à un verset de la Bible évoquant l’Enfer. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ces chaussures ainsi que le nouveau clip du rappeur ont été largement mises en avant au travers d’une vaste polémique qui a fait réagir toutes les sphères de la société américaine. Kristi Noem, la gouverneure républicaine du Dakota du Sud, avait par exemple qualifié ces chaussures de “décadentes”. De son côté, la société derrière cette collaboration s’était elle défendue en affirmant que ses chaussures étaient “des œuvres d’art” dont le seul but était d’être collectionnée, tout en mettant en avant le fait que ses acheteurs étaient protégés par le 1er amendement de la constitution américaine. MSCHF a aussi fait savoir que lorsqu’ils ont commercialisé en 2019 la “Jesus Shoes” contenant, cette fois, de l’eau bénite dans ses semelles, la réaction de Nike n’avait pas du tout été la même, le géant du streetwear américain ne s’étant jamais opposé à leur parution.

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