Arrêté en juin 2020 après un contrôle routier musclé, Moha La Squale était jugé ce jeudi pour “refus d’obtempérer”, “outrage” et “rébellion”. Il a été condamné à 6 mois de détention à domicile et conservera durant cette période un bracelet électronique.

S’il pourrait de nouveau faire face à la justice dans les mois à venir, Moha La Squale peut se satisfaire de la décision qui a été prise aujourd’hui. En juin 2020, alors qu’il circulait en voiture avec une femme dans le XVIIIe arrondissement de Paris, le rappeur était arrêté de façon musclée. Cette interpellation avait à l’époque fait du bruit puisque celle-ci, qui avait été filmée et rapidement diffusée sur les réseaux sociaux, voyait le rappeur résister, se débattre, crier et demander l’aide des personnes se trouvant non loin. Moha était en effet visé depuis quelques semaines par un mandat d’arrêt après avoir été impliqué dans un rodéo à moto – dans le cadre du tournage d’un clip – à l’issue duquel il avait échappé aux policiers.

Finalement, lors de son procès, Moha La Squale avait présenté ses excuses, reconnaissant les faits et affirmant qu’il était “désolé pour tout ce qui s’est passé”. Un discours qui l’a probablement aidé puisqu’il a été condamné aujourd’hui à une peine relativement clémente de 6 mois de détention à domicile sous contrôle électronique, une peine inférieure aux réquisitions du Parquet – qui demandait 10 mois de prison ferme avec aménagement sous bracelet. Il doit également verser de 400 à 500 euros de dédommagements aux policiers qui l’ont arrêté et s’étaient constitués partie civile dans ce procès.

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Une autre affaire bientôt jugée ?

Malgré tout, Mohamed Bellahmed devrait bientôt de nouveau avoir affaire à la justice. Il est ainsi également cité dans une enquête préliminaire pour violences, séquestrations et agression sexuelle, des faits dénoncés depuis le mois de septembre dernier par une dizaine de femmes sur les réseaux sociaux. Plusieurs d’entre elles, qui affirment être d’anciennes petites amies du rappeur, ont expliqué avoir été frappées, insultées, menacées, abusées sexuellement ou encore séquestrées par Moha La Squale. Autant d’accusations qui ont conduit aux dépôts de plusieurs plaintes mais que ce dernier nient formellement. Son avocate Elise Arfi avait récemment expliqué qu’il allait être entendu par les enquêteurs et souhaitait prendre la parole publiquement afin de se défendre, comme il l’avait lui-même affirmé il y a peu sur Instagram.

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