Pour Uber, aux Etats-Unis, la livraison de cannabis pourrait constituer la prochaine étape majeure de l’entreprise, même si pour l’instant cela reste illégal…

C’est sur le plateau de la chaîne CNBC, lundi 12 avril, que le directeur général d’Uber en personne, Dara Khrosrowhshahi, a déclaré que sa société attendait que “la route soit claire” afin de se lancer dans la livraison de cannabis : “Quand les lois fédérales auront changé, il est logique que l’on jettera un coup d’œil à ce marché”. Et si la question sur le marché du cannabis a été posée à le CEO de l’entreprise américaine, ce n’est pas un hasard. En effet, Uber vient de faire l’acquisition de Drizly, une plateforme de commerce électronique opérant dans la livraison d’alcool. Et dans cette opération à plus de 1,1 milliards de dollars, Uber a aussi racheté les parts de Lantern, une branche de Drizly, qui s’occupait, elle, de la livraison de cannabis. Créé en 2020, Lantern n’a pas vu le deal entre les 2 compagnies la chambouler, la compagnie continue d’ailleurs à gérer ses bizness indépendamment.

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Uber attend une prochaine réforme sur le cannabis

Aujourd’hui, d’un point de vue fédéral, le cannabis reste une substance illégale aux Etats-Unis, même si plus de 20 états ont dépénalisé son usage à des fins médicales ou récréatives. Dernier état en date à avoir fait le grand saut ? New York, qui a légalisé sa consommation, ainsi qu’annulé, dans tous les casiers judiciaires des personnes concernées, l’ensemble des charges liées à la possession et consommation de marijuana. Et même si ces dernières années le combat pour la légalisation du cannabis au niveau fédéral n’a pas été un succès, et notamment à cause du régressisme assumé de l’administration Trump, certains élus au congrès américain vont continuer leurs efforts. C’est le cas des sénateurs Cory Booker, Ron Wyden et Chuck Schumer, qui ont annoncé en février 2021, travailler sur une proposition de loi qu’ils soumettront bientôt au congrès. De son côté, Uber n’a pas réagi officiellement aux propos tenu par sa directrice générale, même si l’entreprise est assurément en train d’étudier tous les nouveaux champs d’action dans lesquels elle pourrait à l’avenir se lancer : “Même si tout se passe bien actuellement avec les livraisons de nourriture, d’alcool et l’usage direct des Uber, on est bien… on voit tout de même un tas d’opportunités s’ouvrir à nous, et on les saisira le moment venu”, a tenu ici aussi à préciser Dara Khrosrowhshahi.