Tandis que Moha La Squale a été condamné la semaine dernière à 6 mois de détention à domicile pour des faits de “refus d’obtempérer”, “outrage” et “rébellion”, son avocate Maitre Elise Arfi a réagi à cette nouvelle. Elle a également commenté les accusations de harcèlement, de violences et d’agressions sexuelles qui pèsent contre le rappeur.

Arrêté au terme d’une intervention musclée à Paris en juin 2020 alors qu’il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt, Moha La Squale était jugé la semaine dernière et s’est sans doute satisfait de la décision finale prise par la justice. Il a en effet été condamné à 6 mois de détention à domicile sous surveillance électronique, une peine moins importante que les réquisitions du procureur et qui ne le conduira donc pas de nouveau en prison. Après cette décision, son avocate Maitre Elise Arfi – qui défend également MHD, entre autres – s’est confié au média Non Stop People, expliquant que le rappeur avait reconnu les faits et était conscient de mériter une sanction : “(Il) a reconnu très humblement les faits qui lui étaient reprochés. Il s’attendait à avoir une sanction. Là-dessus, il n’y a pas de surprise”. Elle a également détaillé le principe de détention à domicile, une peine qui existe dans le droit depuis 2019 et est utilisée pour des condamnations courtes de personnes disposant d’une situation fixe.

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“Mon client conteste fermement les accusations contre lui”

Lors de cet entretien, l’avocate du rappeur parisien a également abordé l’autre affaire dans laquelle elle aura à le défendre prochainement, à savoir celle dans laquelle il est accusé de violences, d’agressions sexuelles, de harcèlement et même de séquestrations. Des actes extrêmement graves dénoncés depuis le mois de septembre par plusieurs jeunes femmes présentées comme d’anciennes compagnes de Moha et qui ont depuis déposé plainte, ce qui a précédé l’ouverture d’une enquête. Dans cette affaire, l’avocate répète que son client nie les faits qui lui sont reprochés et a déjà fourni à la justice des éléments censés l’aider à prouver son innocence : “Les plaignantes se sont très, très amplement répandues sur les réseaux, également via leurs avocats dans la presse écrite. Dans ce dossier, nous n’avons pas la copie de la procédure, nous n’avons pas accès au dossier. On a pu quand même reconstituer de qui il s’agissait, qui sont les plaignantes et mon client conteste fermement les accusations contre lui. J’ai déposé auprès du Parquet une note avec notamment des échanges de messages, des photos, des extraits de réseaux sociaux de l’époque des faits et qui, à mon avis, devraient quand même permettre de dégonfler sacrément cette affaire”. Les choses devraient en tout cas s’accélérer dans les prochaines semaines, notamment grâce aux auditions mais aussi à des confrontations entre Moha La Squale et les différentes plaignantes….

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