La juge fédérale en charge du dossier R. Kelly a fixé une nouvelle date pour le procès du chanteur, ce dernier aura donc lieu cet été…

Initialement prévu pour le 27 avril 2020, le procès d’R. Kelly aura lieu cet été à New-York, le 9 août plus exactement. C’est ce qu’a ordonné la juge Ann Donnelly ce jeudi 15 avril. R. Kelly fait face à la justice après avoir été poursuivi pour plus d’une dizaine d’agressions sexuelles, ainsi que plusieurs détournements de mineurs. Le chanteur est actuellement détenu dans une prison de Chicago, où l’interprète de Step In The Name Of Love attend un autre procès fédéral, concernant cette fois, une large affaire de crimes sexuels. Ann Donelly a aussi tenu à faire remarquer à la défense et leur client, qu’il était désormais possible que le jugement se tienne, et ce, malgré la pandémie. Une excuse qu’avaient déjà prétextée les avocats d’R. Kelly afin de faire reporter le procès. La juge a également prévenu que le gouvernement se devait de commencer à préparer le transfert de l’artiste dans une prison de New York. Prison qui, selon les informations d’ABC News, devrait être celle du Metropolitan Détention Center située à Brooklyn.

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De graves accusations

Selon le procureur, R. Kelly dirigeait, avec l’aide de ses managers et gardes du corps, un large réseau de trafics sexuels. Déjà en 2008, le chanteur avait réussi à se défaire d’une affaire de pédopornographie et de détournement de mineur, lui, qui avait filmé un rapport sexuel avec une enfant de 13 ans. Mais depuis 2017 et de nouvelles accusations, R. Kelly s’est vu être mis en détention, mais aussi boycotté, et ce, grâce au hashtag #MuteRKelly, invitant tous les amateurs de musique, mais aussi les radios, à ne plus écouter ou diffuser une seule de ses œuvres. En 2019, un documentaire divisé en 6 épisodes de 60 minutes, avait compilé les témoignages de nombreuses victimes à propos du traitement qu’R. Kelly leur avait infligé. Un an plus tard, ces mêmes victimes avaient, une nouvelle fois été invitées à témoigner, mais cette fois, sur les menaces dont elles faisaient l’objet depuis la diffusion de la 1ère partie du doc. En juillet 2019, celui qui vient de se faire vacciner contre la Covid-19 en prison, est accusé d’obstruction à la justice, juste après avoir tenté de payer l’une des familles des victimes afin d’acheter leur silence. Alors qu’il est toujours en détention et que de nouvelles charges ont été ajoutées à son dossier, Robert Kelly dément toujours et fermement ces accusations et a choisi de plaider non-coupable…