Dans le Sunday Times, Jay-Z est revenu sur la situation des minorités aux Etats-Unis, sur le côté pervers des réseaux sociaux ainsi que sur son héritage…

Il y a une dizaine de jours, Jay-Z dévoilait la 1ère campagne publicitaire de Monogram. Une nouvelle marque de cannabis fondée par le new-yorkais, véritable icône du rap game US, et qui n’est autre que l’un de ses nombreux bizness. Homme d’affaires intrépide, il vient également de s’associer avec Puma. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’il s’est entretenu avec le Sunday Times ce dimanche 25 avril. L’occasion pour lui de revenir sur quelques-unes des thématiques dominantes du moment, à l’instar de la place des minorités aux Etats-Unis : “C’est très frustrant. En tant qu’humains, nous sommes toujours sur des choses de base. Aujourd’hui, nous disons stop à la haine contre les personnes d’origine asiatique.” Faisant référence aux derniers évènements qui ont visé la communauté asiatique aux States, alors que la population afro-américaine est toujours montrée du doigt, voire même victime d’exactions après une histoire déjà compliquée au sein la société, Hova semble désespéré de voir la situation et les mentalité évoluer, constatant que les choses ne changent malheureusement que trop lentement.

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Non aux réseaux sociaux

Dans cet entretien, Jay-Z se penche sur le cas des nouveaux médias. Très discret, le mari de Beyoncé n’a d’ailleurs jamais été adepte des réseaux sociaux. Il fait d’ailleurs partie des rares stars mondiales à ne pas avoir de compte Instagram : “Vous ne pouvez pas donner un micro à quelqu’un 24 heures sur 24 et lui faire croire qu’il ne peut pas l’utiliser. Imaginez, vous avez un micro et vous êtes interrogé sur des questions de justice sociale à seulement 18 ans ? Je suis censé connaître la réponse, mais si je ne réponds pas correctement, si je ne dis pas les bonnes choses malgré mes bonnes intentions, cela va être repris partout…” Ici, Shawn Corey Carter dénonce les retombées cruelles que peuvent avoir une prise de parole hasardeuse sur les réseaux sociaux, un microcosme cruel où chaque faux pas est scruté avec attention.

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Un héritage culturel et Covid-19

Le journaliste interrogeant Jay-Z lui a demandé quelle trace il aimerait laisser à la postérité. Ce à quoi l’auteur de The Blueprint a répondu avec simplicité : “Etre avec les plus grands comme Bob Marley”, précisant toutefois que ce n’était pas à lui d’en juger. Enfin, il s’est exprimé sur les conséquences qu’avait la Covid-19 sur son rapport à la famille, expliquant que malgré tous les dégâts engendrés, la pandémie lui avait, plus que jamais, permis de retrouver les siens : Au début, on a pris le temps de se concentrer vraiment sur la famille et sur le fait d’être ensemble. De prendre le temps d’en apprendre davantage les uns sur les autres. Et puis, au fur et à mesure que le temps passait, il a fallu réfléchir à cette nouvelle normalité. Mais ce qu’il en ressort, c’est que nous sommes tous connectés” !