Sur demande de l’avocat du plaignant, une enquête de l’IGPN a été ouverte après une intervention plus que musclée par la police, sur un couple marseillais…

Comment une affaire ordinaire Les faits se sont déroulés durant la nuit du jeudi 29 avril au vendredi 30 lorsque des policiers de la division centrale de la police marseillaise ont été appelés pour mettre un terme à une soirée clandestine dans un appartement du 1er arrondissement de Marseille, près de Saint-Charles. Et selon les infirmations de La Provence, confirmées par une vidéo prise par un témoin, certains des participants à cette fête ont essayé de fuir les lieux par un échafaudage avant que l’un d’eux ne se fasse attraper. Les policiers l’accusent alors d’outrage et rébellion ainsi que de violence sur agent de police. Sur la vidéo amateure tournée par un voisin, on peut apercevoir le garçon de 23 ans en question, prénommé Eliot, se faire violemment malmener (et frapper) par 3 agents des forces de l’ordre, alors qu’il hurle qu’il n’a rien fait. Ces derniers, une fois l’individu amené (en étant tiré par les cheveux) vers la voiture de police banalisée, continuent ce que l’on peut qualifier de passage à tabac, tandis que de l’autre côté de la rue, une jeune femme se présentant comme sa petite amie tente de raisonner les policiers de la Bac. Cette dernière finira gazée à bout portant par l’un d’entre eux avant d’être violemment jetée au sol…

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La police des polices saisie, une enquête a été ouverte

Le couple finira par passer 40 heures en garde à vue au commissariat de Noailles, avant de ressortir le lendemain avec un simple rappel à la loi. L’agent ayant frappé la jeune femme considère, lui, avoir fait usage de la force nécessaire pour maîtriser la situation. L’avocat de cette dernière a décidé de saisir l’IGPN, la police des polices, afin de mettre en lumière les exactions des policiers, et de lutter plus globalement contre ce genre de bavures policières. Dans le même temps, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône a déclaré que : “Dans l’attente du résultat, les 2 fonctionnaires de police ont été réaffectés, à titre conservatoire, sur des fonctions n’impliquant pas de missions sur la voie publique”. Et même si l’affaire ira en justice, on peut d’ores et déjà imaginer la fin de la procédure, qui ne devrait pas être – malheureusement – bien différente de toutes les autres affaires de violences policières…

Bavure Marseille