Poursuivi pour outrages et rébellion à la suite de son arrestation musclée survenue en septembre, Ademo a finalement été relaxé ce mercredi matin.

C’est une petite surprise étant donné les réquisitions du procureur, qui avait réclamé lors de son procès en avril une condamnation à une peine de 2 mois de prison ferme, de 5 mois avec sursis ainsi qu’une amende et une obligation de soins pour ses addictions. Ademo, qui était poursuivi pour “usage de stupéfiants”, “outrages” et “rébellion”, a finalement été relaxé ce mercredi matin. Le tribunal judiciaire de Paris a en effet retenu une “exception de nullité des procès verbaux d’interpellation”, ce qui pourrait impliquer des vices de procédure. Reste maintenant à savoir si la défense aura la possibilité de faire appel de cette décision inattendue ou si celle-ci est définitive.

Arrêté de façon très musclé en septembre

Cette relaxe arrive près de 8 mois après l’arrestation du rappeur, qui se trouvait à Paris avec sa femme et son bébé et était en train de fumer un joint. Alertés par l’odeur de cannabis, les policiers vont vouloir procéder au contrôle d’Ademo, qu’ils disent ne pas avoir reconnu. Sur les images qui avaient été publiées sur les réseaux sociaux au moment des faits, on voyait les agents s’y mettre à plusieurs afin de pouvoir maîtriser le frère aîné de NOS, qui a tenté de résister pendant plusieurs minutes avant d’être embarqué et placé en garde à vue. Les policiers expliqueront lors de leur audition avoir été physiquement menacé, ce qu’a de son côté nié la défense du rappeur qui explique lui avoir été violenté lors de son arrestation. Ce dernier va en tout cas pouvoir souffler après cette décision qui risque de ne pas enchanter les forces de l’ordre…

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