Décédé en décembre 2019 des suites d’une overdose, Juice WRLD avait accepté peu de temps avant sa mort de se rendre en cure de désintoxication…

On le sait désormais, Juice WRLD avait développé de nombreuses addictions durant sa courte vie, ce qui a conduit à sa fin tragique le 8 décembre 2019, alors qu’il était considéré comme l’un des plus grands espoirs du rap américain. Une dépendance aux drogues que sa mère avait publiquement évoqué peu de temps après sa mort et dont certains de ses proches ont de nouveau évoquée récemment. C’est le cas de Max Lord, ami proche et ingénieur du son de Jarad Anthony Higgins, qui a accordé le lundi 3 mai une interview au magazine GQ afin d’évoquer la vie de l’auteur de Goodbye & Good Riddance : “On avait réussi à faire tomber plein de barrières avec lui […] Moi et certaines autres personnes sommes venus le voir en pleurant et en lui disant : “On est inquiet pour toi, et on a peur de bientôt te perdre si tu continues avec ces mauvaises habitudes, on se doit de faire quelque chose”, et il était d’accord avec ça”. Il a également avoué que peu de temps avant sa disparition, le rappeur, qui reconnaissait que sa consommation de drogues était devenue dangereuse pour lui, avait notamment accepté d’être pris en charge médicalement, en effectuant notamment une cure de désintoxication : “On avait réussi à avoir un traitement pour lui aux alentours du 22 décembre. C’était leur meilleure disponibilité pour l’accueillir. Ça fait mal, ça fait vraiment mal”. Malheureusement, Juice WRLD succombera à une overdose 2 semaines seulement avant d’être admis dans ce centre spécialisé, qui aurait peut-être pu lui permettre d’amorcer l’arrêt progressif de sa consommation de drogues.

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Juice WRLD et Max Lord (sur la droite)

Une fondation qui tente de venir en aide aux jeunes

Max Lord a également apporté certains détails en avouant que son ami tentait de se cacher pour consommer des drogues telles que des opioïdes ou de la codéine : “Il se cachait et faisait en sorte de diviser sa consommation avec les différents groupes qu’il fréquentait […] Il venait au studio et agissait comme s’il ne s’était pas défoncé de toute la journée, mais arrivé à un certain niveau, je lui ai dit de se calmer. Puis il est monté à l’étage pour se reposer avec certains gars, puis a continué à faire la même chose…”. Juice WRLD avait atteint un tel niveau d’addiction que même sa propre mère, Carmella Wallace, a confié qu’au moment de son décès, elle savait sans que personne ne lui dise ce qui avait tué son fils : “Même avant les résultats de l’autopsie, je connaissais les causes de sa mort […] Et j’ai directement pris la décision de ne pas les cacher. Je voulais que les gens comprennent le sérieux de la situation”. Plus tard, en avril 2020, Madame Wallace a d’ailleurs décidé de créer la Live Free 999 Fondation, qui a pour but de venir en aide aux jeunes souffrant de problèmes de santé mentale. Une belle façon de rendre hommage à un artiste qui n’avait pas caché son mal-être dans plusieurs de ses morceaux et aura marqué de son empreinte un rap américain qu’il n’a malheureusement pas pu dominer comme il semblait être destiné à le faire.

Juice WRLD – Lean Wit Me :

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