Booba s’est entretenu avec Léa Salamé durant une interview pour France Inter ce jeudi 27 mai. L’occasion pour lui de revenir sur son actualité musicale…

Moins d’un mois après la venue de Damso sur France Inter, Booba était à son tour l’invité de Léa Salamé, qui plus que jamais s’intéresse au rap game. C’est un Kopp très matinale qui s’est exprimé sur sa vision de la musique, milieu au sein duquel il est immergé depuis un quart de siècle. Quelques semaines après la sortie d’Ultra, que B2O a annoncé comme étant son dernier album, il s’est confié sur son statut actuel. S’il n’est “pas trop vieux pour le rap hardcore”, le Mc d’origine sénégalaise estime toutefois qu’il “se fait vieux” : Je continuerai à chanter tant que j’apprécierai mes morceaux, mais de manière aléatoire on va dire.

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Un nouveau morceau dispo ce vendredi

Dans la suite de son entretien, Booba annonce qu’un nouveau morceau verra le jour sur les plateformes de streaming ce vendredi 28 mai. Baptisé Plaza Athénée, ce titre inédit est balancé à l’occasion du lancement d’Ultra Radio, une playlist visant à mettre en avant les talents africains. Des pépites que le Duc s’empresse de mettre en avant, par l’intermédiaire de la création de son nouveau label 92i Africa, sur laquelle nous retrouvons Dopeboy Dmg et Didi B. “L’Afrique est un continent bourré de talent, mais il manque de lumière, c’est là que je suis fier de moi, je suis plus fier de moi quand j’aide les autres que moi-même.” Il s’est aussi exprimé sur ses clashs avec certains des artistes qu’il a propulsés sur le devant de la scène, à l’instar de Damso ou Kaaris, estimant que : quand ça marche souvent les rapports sont compliqués. Ils peuvent être irrespectueux.

Un parcours admirable

Booba est également revenu sur les motivations qui l’ont poussé, il y a 25 ans, à faire carrière dans la musique. Les mots d’ordre : liberté et appât du gain : A 20 ans, je voulais la liberté et la liberté c’est l’argent, le moteur c’est la liberté et l’essence, c’est l’argent. Il se confie ensuite sur ses perpétuelles remises en question, qui l’ont toujours poussé à se surpasser : “J’en ai même aujourd’hui des doutes. J’ai toujours cru en mon talent, je sais que j’ai quelque chose. Un don pour l’écriture et pour l’interprétation, le talent sans travail ça vaut rien, je travaille tout le temps, beaucoup”. Une chose est sûre, le Duc ne compte pas lâcher son trône d’aussi tôt, puisque tant qu’il sera dans le milieu, c’est la place de numéro 1 qu’il visera : C’est la base, l’important c’est de gagner pas de participer.