Coupable d’avoir agressé un livreur et d’avoir prononcé de graves insultes racistes à l’encontre de ce dernier et d’une femme qui filmait la scène devant un restaurant de Cergy, un jeune homme a été arrêté ce mardi 1er juin au matin à Paris.

C’est une affaire qui aura considérablement agité les réseaux sociaux depuis dimanche 30 mai au soir. Le responsable présumé de l’agression raciste à l’encontre d’un livreur et d’une femme qui filmait la scène a finalement été arrêté ce mardi 1er juin, a-t-on appris il y a quelques minutes. Le Parisien, qui a révélé l’information, explique que le suspect a été appréhendé à Paris, dans le 10ème arrondissement, aux alentours de midi, et placé en garde à vue. C’est donc la fin d’une chasse à l’homme qui s’était ouverte dès la diffusion de la vidéo prise par Sollier Savina Vitalina, et qui finit sans doute de la meilleure manière possible, l’agresseur risquant clairement le pire après de nombreux appels à le retrouver et à lui faire payer physiquement les actes et propos particulièrement graves qu’il a commis et tenus. La justice a également donné quelques détails sur les 1ers éléments qu’elle a pu recueillir. Selon elle, cet homme âgé d’une vingtaine d’années – qui ne travaillerait effectivement pas dans le restaurant, comme l’affirme le propriétaire – serait sorti en colère de l’établissement Brasco à Cergy, après que sa commande ait été refusée en raison du couvre-feu. Il s’en serait alors pris à ce livreur en lui demandant de baisser le son de son enceinte, ce qu’a fait ce dernier, mais pas assez à son goût, avant de le frapper à coup de poing et de prononcer les mots que l’on entend dans la vidéo. 3 plaintes ont depuis été déposées contre celui-ci, qui va donc désormais pouvoir être présenté à la justice.

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Le restaurant fermé 7 jours

Face à cette scène particulièrement choquante, plus d’une centaine de personnes s’étaient réunies dès ce lundi 31 mai au matin devant le restaurant afin de demander des comptes au propriétaire, mais aussi de retrouver l’agresseur. Tandis que ce dernier s’est sans surprise caché et que le patron du magasin était présent le soir-même dans TPMP afin de s’expliquer, la police a dû intervenir toute la journée afin d’éviter les débordements. Dans cette situation, la préfecture du Val-d’Oise avait préféré prononcer la fermeture administrative du Brasco par nécessité “de l’ordre et de la tranquillité publique”. Une décision qui, ajoutée à l’arrestation de ce midi, devrait donc permettre de faire diminuer la tension autour du restaurant.