Le label Roc-A-Fella Records, de Jay-Z, traîne en justice l’un de ses propres fondateurs, Damon Dash. Un procès qui devient ainsi le 1er du genre…

On se dirige peut-être vers une triste fin et une surprenante séparation des associés du fameux label new-yorkais, Roc-A-Fella Records. Une structure créée en 1995, et affiliée à Def Jam, sur laquelle on a pu croiser Jay-Z bien sûr, mais aussi Memphis Bleek, Beanie Sigel, Cam’ron, Freeway, Jadakiss, N.O.R.E, M.O.P, Foxy Brown, Joe Budden Une petite guerre interne aurait donc éclaté ces dernières semaines au sein du label fondé par Jay-Z, Damon Dash et Kareem Burke. En effet, Damon Dash serait en train d’essayer de vendre aux enchères les bandes du 1er album de Jay-Z, Reasonable Doubt, mais sous forme de Token non-fongible (NFT). Mais qu’est-ce qu’un NFT ? C’est un objet crypto-numérique unique en son genre, dont la forme et le contenu ne peuvent être reproduit. Les artistes (dans leur globalité) commencent d’ailleurs à l’utiliser de plus en plus afin de vendre au prix fort l’exclusivité de certaines de leurs œuvres. Et selon TMZ, c’est donc ce que Dash aurait tenté de faire avec l’album de Jay (sans l’accord du mari de Beyoncé ni les autres associés) sur la plateforme SuperFarm, rendant dingue Hova. Le label Roc-A-Fella, conduit par Jay, et qui ne cautionne pas cette pratique, a ainsi tenu à préciser à son fondateur que l’album ne pouvait pas être directement et exclusivement vendu par lui seul, la totalité de ses droits de l’œuvre étant détenue par le label. Et si l’on s’en tient aux documents officiels déposés devant le Tribunal du district sud de New York ce vendredi 18 juin, Damon Dash était sur le point de vendre l’album sous forme de NFT lors d’une mise aux enchères qui a été annulée. Mais Roc-A-Fella montre sa préoccupation à se sujet et craint que Damon Dash ne tente de récidiver sur d’autres types de marchés digitaux…

damon dash x Jay z
Jay-Z et Damon Dash
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Damon Dash veut vendre ses parts de Roc-A-Fella

Mais avec le tournant qu’a pris cette affaire, Damon Dash a tenu à s’expliquer. Sur Page Six, il a raconté qu’il considérait avoir tous les droits de vendre l’album de Jay-Z puisqu’il possède 1/3 de Roc-A-Fella au même titre que ses associés. Pour lui, il avait tout à fait la possibilité de revendre 1/3 des droits de Reasonable Doubt, mais juste 1/3. Il a par ailleurs expliqué que cette demande de procès avait été déposée après que Jay-Z lui ait proposé de lui racheter ses parts du label, pour 1,5 million de dollars. Une offre trop basse pour Demon Dash qui pense que le procès aurait donc pour but de l’empêcher de revendre ses parts à un inconnu… Toujours selon TMZ, Damon Dash pense que le dossier judiciaire est bien trop rempli d’incertitudes, et précise aussi qu’il ne comptait pas seulement capitaliser sur l’album Reasonable Doubt, mais bien sur tout ce que ses parts de l’entreprise englobent. Car, de son point de vue, ces poursuites en justice : “ne sont que des tactiques d’intimidation afin d’éviter qu’il ne vende quelque chose dont il pense avoir le droit légal de vendre”. De son côté, l’accusation demande à ce que Dash renonce à toutes tentatives de ventes via ces fameuses NFT, mais aussi à celles qu’il a peut-être déjà concrétisées…