Suite à des centaines de plaintes provenant de familles de victimes et acteurs de la sécurité routière, Snapchat a finalement décidé de supprimer son filtre de vitesse afin de ne pas inciter ses utilisateurs à rouler à des vitesses excessives.

Après des années de bataille, Snapchat a finalement céder. Le réseau social de partage de photos et de vidéos a en effet annoncé la suppression d’un filtre crée en 2013 montrant la vitesse de l’internaute au moment où il prend une photo et une vidéo. Un thème évidemment détourné par certains qui, pour “impressionner” leurs amis et followers, apparaissaient à des vitesses bien trop élevées. Forcément, le filtre était ciblée par de nombreuses associations et familles de victimes de la route dénonçant un concours malsain pouvant être à l’origine de graves accidents. Et ce n’est pas qu’une théorie puisque la justice américaine a démontré à plusieurs reprises que certains utilisateurs étaient morts ou avaient provoqué d’importants accidents mortels en utilisant ce filtre. Dans un communiqué, Snapchat a justifié sa décision en affirmant que “rien n’est plus important que la sécurité de sa communauté”, un choix qui semble raisonnable et a évidemment provoqué la satisfaction de très nombreux acteurs de la sécurité routière.

Snapchat, cible de la justice française

Qualifié de “réseau social de la drogue” il y a quelques semaines par le Ministère de l’intérieur, Snapchat est une véritable mine d’or pour la police et la justice française. Encore la semaine dernière, dans les Yvelines, 7 personnes ont été arrêtés après qu’un compte vendant ouvertement des stupéfiants ait été identifié par les service de police. Lors de cette opération, 73 kilos de cannabis, 1,5 kilo de cocaïne, plusieurs armes et près de 30 000 euros en liquide ont été saisis. Une affaire parmi tant d’autres révélées chaque mois et qui implique donc le trafic de stupéfiants mais aussi de faux documents, qui a flambé lors de la crise sanitaire pour produire des faux tests PCR entre autres. Forcément, de plus en plus de moyens sont aujourd’hui consacrés à la recherche et l’arrestation de ces trafiquants 2.0.

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