La plainte de Jeremstar déposée pour cyberharcèlement à l’encontre du journaliste Olivier Porri Santoro a porté ses fruits…

Ce lundi 21 juin 2021, le tribunal judiciaire de Nice a infligé une peine de 12 mois d’emprisonnement, dont 4 mois ferme, envers le journaliste Olivier Porri Santoro. Ce dernier s’est vu être convoqué par la justice pour “harcèlement au moyen de support numérique, propos ou comportements répétés ayant pour effet une dégradation des conditions de vie”, le tout, à l’encontre de Jérémy Gisclon, plus connu sous le nom de Jeremstar. Il y a un an, ce dernier a été l’objet de nombreuses critiques et accusations sur les réseaux, ce qui l’avait poussé a quitter le tournage de l’émission Fort Boyard. Il s’était d’ailleurs livré à Télé-Loisirs en juin 2020 sur cette difficile épreuve : “Alors que je m’apprêtais à participer à la nouvelle saison, la production m’a informé que plusieurs personnes qui me diffament et me harcèlent depuis plusieurs semaines, motivées par l’argent, les avaient contactés pour leur raconter des choses infâmes à mon sujet […] J‘ai décidé de quitter immédiatement le tournage afin d’entamer des procédures judiciaires […] Toute personne ou tout média relayant des calomnies, comme cela a déjà pu être le cas par le passé, sera immédiatement attaqué en justice”. A la suite de cette déclaration, une plainte avait été déposée à l’encontre du journaliste Olivier Porri Santoro après que ce dernier, la veille de la parution en 2020 de son livre accusateur et polémique sur l’influenceur, ne se soit violemment déchaîné sur Internet à propos de Jeremstar, relayant toute sorte d’accusations.

 

jeremstar fort boyard
Jeremstar dans Fort Boyard
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Une plainte jugée un an après

Et c’est un an après le dépôt de plainte que le tribunal judiciaire de Nice a rendu son verdict, jugeant les accusations de Jeremy Gisclon assez pertinentes et sérieuses pour condamner Santoro à 12 mois de prison, dont 4 mois ferme. A cela s’ajoute une amende de 6 000 euros de dommages et intérêts  (et 2 500 euros de frais de justice), que le journaliste de 35 ans devra verser directement au plaignant. Une peine assortie d’une obligation de suivre un stage de citoyenneté. L’avocat de Jeremstar, Mr Pierre-Eugene Burghardt, a pris la parole pour afficher sa satisfaction et aussi, remercier l’évolution du travail et de la considération de la justice sur les questions de harcèlement : “Le parquet et la juridiction ont pris la mesure du harcèlement en lignes et les peines sont de plus en plus lourdes. Il y avait une volonté de faire le buzz, une haine et une véritable volonté d’attenter aux conditions de vie de mon client”. De son côté, Olivier Porri Santoro a décidé de faire appel de sa condamnation et continue de réfuter les accusations, prétextant ne faire que son simple travail de journaliste : “Je récuse toutes les accusations, je suis journaliste avant tout […] J‘ai essayé d’attirer la lumière sur mon travail. C’est mon travail qui me fait vivre. C’est une enquête sérieuse. Je n’en ai pas honte. Mon travail est de dire la vérité, que cela plaise ou non”. 

carte de presse olivier Porri S