Britney Spears a demandé à la justice américaine de lever sa mise sous tutelle confiée à son père depuis 13 ans maintenant…

A la suite de son divorce avec Kevin Federline en 2006, la perte de la garde de ses enfants en 2007, et l’apogée du harcèlement intense des paparazzi en 2008, Britney Spears avait alors sombré dans une longue dépression. Une situation personnelle dramatique, en plein milieu des années 2000, qui avait engendré une mise sous tutelle de la star par la justice, cette dernière arguant des troubles psychologiques manifestes chez la star. Elle a alors été placée sous la responsabilité de son père, James Parnell Spears, et à une tutrice professionnelle, ce qui l’a privé par exemple de gérer comme bon lui semble ses finances, de choisir ses soins et ses traitements de santé, de conduire un véhicule ou encore du décider du temps qu’elle peut passer avec son petit copain. Alors que sa situation est régulièrement traitée par la justice, et les médias, ce mercredi 23 juin 2021 a peut-être marqué un tournant dans la vie de Britney. Elle a enfin pu être auditionnée par le tribunal de Los Angeles dans l’optique de la levée de cette mesure qu’elle, et un grand nombre de ses fans, jugent abusive. Lors de cette audition effectuée en vidéo-conférence, Britney a défendu son cas pendant plus de 20 minutes devant la cour. Un plaidoyer lors duquel l’une des plus grandes icônes de la pop culture a déclaré être “traumatisée” et “déprimée” par cette longue situation : “Je ne suis plus heureuse. Je n’arrive pas à dormir. Je suis tellement en colère, c’est dingue. Je pleure tous les jours […] J‘ai menti et dit au monde entier que j’allais bien et que j’étais heureuse. C’était un mensonge. Je pensais que si je me le répétais suffisamment, peut-être que je le deviendrais, mais j’étais dans le déni”.

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Elle pouvait demander la fin de sa mise sous tutelle…

Aujourd’hui, la chanteuse n’en peut plus, et demande purement et simplement la fin de cette mise sous tutelle, une possibilité qu’elle ne savait pas être à sa portée : “Madame la Juge, je ne savais pas que je pouvais adresser une demande pour mettre fin à la tutelle. Je suis désolée de mon ignorance, mais honnêtement, je ne le savais pas”. Forte de cette opportunité, la star en a aussi profité pour faire part de son souhait de ne pas vouloir être soumis à une nouvelle évaluation psychologique : “Je ne pense pas que je devrais être dans une pièce avec quelqu’un qui m’offenserait en essayant de tester mon intelligence, ou si j’ai besoin d’être sous cette stupide tutelle ou non. J’en ai déjà bien assez fait”.

 

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 Grossesse interdite et traitement forcé

Et lorsque la justice lui a demandé de détailler le contexte dans lequel sa mise sous tutelle s’effectuait, les précisions données par la chanteuse font limite froid dans le dos et témoignent des violences morales et liberticides dont Britney Spears a fait l’objet depuis tout ce temps : “On m’a dit qu’avec la tutelle, je ne pouvais ni me marier, ni avoir de bébé. J’ai un stérilet […] afin de ne pas tomber enceinte. Je veux l’enlever et essayer d’avoir un nouvel enfant. Mais cette soi-disant équipe ne me laisse pas aller chez le médecin dans ce but, car ils ne veulent pas que j’ai un autre enfant”. Mais les contraintes et les abus ne s’arrêtent pas là puisque cette même équipe, dont son père, ayant pour but initial de veiller sur elle, a fait part au thérapeute de l’artiste de 39 ans, qu’elle refusait de participer aux répétitions de son spectacle et que le traitement qui lui avait été prescrit n’était pas pris. De ce fait, ce même médecin lui aurait sommé de consommer du lithium (une substance souvent utilisée pour les troubles de la personnalité et les sautes d’humeur) : “Quand je disais non pour un pas de danse aux répétitions, c’était comme si j’avais lancé une bombe”. Elle se souvient aussi de sa résidence à Las Vegas : Je travaillais 7 jours sur 7, sans jour de repos. Si je n’allais pas à mes rendez-vous de 8 heures à 18 heures, je ne pouvais pas voir mes enfants ou mon compagnon…Celle qui fut à l’origine des tubes …Baby One More Time en 1998 ou Toxic en 2004, déclare même :Mon père et toutes les personnes en charge de cette tutelle, y compris mon management, devraient être en prison”. Son père, de son côté, a affirmé face à la justice américaine qu’il était “désolé” de voir sa fille “dans un tel état de souffrance”.

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Britney et son père, James Parnell Spears

Plusieurs stars apportent leur soutien à Britney

Alors que des activistes du mouvement #FreeBritney ont protesté devant le tribunal de Los Angeles, quelques heures après l’audition, de nombreuses célébrités ont tenu à témoigner leur soutien indéfectible à l’une des stars les plus populaires de notre époque… Certaines ont décidé de lui témoigner leurs compassions avec des encouragements, et d’autres ont préféré mettre un peu plus la pression sur la justice afin que cette dernière soit rendue. Mais l’un des messages qui a le plus retenu l’attention est celui de son ex-petit copain, Justin Timberlake, lui, qui avait longtemps été décrié pour la manière dont il s’est conduit envers Britney après leur relation : “Après ce que l’on a vu aujourd’hui, nous devrions tous supporter Britney en ce moment. Peu importe notre passé, les bons moments comme les mauvais, et peu importe le temps qui est passé… Ce qui lui arrive n’est pas du tout juste […] Aucune femme ne devrait pas pouvoir disposer de son corps comme elle l’entend. Personne ne devrait être retenue contre sa volonté, ou bien demandé la permission d’accéder à tout ce dont ils ont travaillés dur pour avoir. Jess (sa femme, l’actrice Jessica Biel, Ndlr) et moi envoyons notre sincère soutien à Britney dans cette épreuve. Nous espérons que la justice et sa famille feront les bons choix, et la laisseront enfin vivre comme elle le souhaite”. D’autres stars comme Mariah Carey, Rose McGowan ou Khloe Kardashian ont twitté quelques mots de soutiens :