Kevin Gates s’est confié, pour la 1ère fois, sur une période traumatisante de son enfance, et la façon dont le rap l’a aidé à ce moment-là…

Il est très rare de voir Kevin Gates, comme les célébrités en général, se livrer sur les périodes compliquées de son passé. En effet, lors de sa participation au célèbre podcast Hotboxin animé par Mike Tyson, le rappeur originaire de Bâton-Rouge, s’est un peu, voire beaucoup plus confié que d’habitude sur son passé. Ainsi, on a appris que Gates, avait été victime d’agressions et de harcèlements sexuels répétés lorsqu’il était enfant, et qu’il a fait du rap son exutoire : “C’était une échappatoire pour moi […] Je vais vous dire quelque chose que je n’ai jamais dit dans aucun podcast, aucune interview ou quoi que ce soit. J’ai grandi en développant une vraie et très grosse violence, une vraie agressivité. Non pas, parce que je souhaitais l’être, mais car j’étais harcelé sexuellement et battu lorsque je n’étais qu’un gosse” !

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La musique et le sport comme réelles thérapies

Donc, en plus de voir et vivre au quotidien la violences des ghettos américains, venait s’ajouter sur les épaules de Kevin Gates, le poids de ces violences physiques et sexuels. Une période émotionnelle très sombre de sa vie, lors de laquelle il a eu la présence d’esprit de se réfugier dans la musique, ainsi que la boxe et les arts martiaux : “Je voulais être la personne la plus solide, la plus forte sur cette Terre, mais écrire et faire de la musique ont toujours été des échappatoires pour moi […] D‘ailleurs, je n’ai jamais trouvé le courage de sortir et dire ce que je viens de vous confier aujourd’hui. C’est la 1ère fois que j’aborde publiquement le sujet”. Et si l’artiste de 35 ans a décidé de parler ouvertement de ces sujets, encore très tabous dans le monde de la street, c’est parce qu’il s’est rendu compte qu’il n’était pas le seul à avoir vécu cela : “J‘en parle maintenant parce que j’ai sorti une mix-tape il a quelques mois de cela, et il y a des mecs à la salle de sport qui sont venus me parler… des bodybuildeurs qui m’ont pris dans leur bras en pleurant, et en me disant qu’ils étaient passés par les mêmes épreuves […] Finalement, je pense que je suis sur le bon chemin… Et même si au final on s’est réfugié dans la sur-violence, car au fond, on voulait juste ne pas être vulnérable”. 

Kevin Gates Myke Tyson