Donald Trump a décidé de traduire en justice Facebook, Twitter et Google après la suppression de ses comptes sur ces plateformes…

On s’en souvient, Donald Trump a vu ses comptes Facebook et Twitter disparaître après l’attaque historique de ses partisans contre le Capitole américain, au moment de l’investiture du 46ème président américain, Joe Biden. Accusé d’être à l’origine de cette protestation meurtrière, les 2 géants des réseaux sociaux avait décidé de supprimer ses comptes de leur base de données. Une mauvaise nouvelle pour l’ancien président des Etats-Unis, surtout lorsque l’on sait que sa stratégie de communication, à la base de son succès politique, a longtemps reposé sur ce lien populaire (parfois à la limite de l’extrémisme patriotique) entretenu avec sa base électorale sur les réseaux. Un fond de commerce efficace qui lui a été retiré, et pour lequel le multimilliardaire a décidé de contre-attaquer en lançant une plainte collective contre Facebook, Twitter, et Google. Avec le soutien de l’organisation nommée America First Policy Institute, qui se vente de défendre “l’Amérique d’abord”, il compte aussi traduire en justice tous les patrons de ces firmes, les accusant de “censure illégale et inconstitutionnelle”.

Trump Twitter Deleted Account

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1er obstacle pour Trump, le Communications Decency Act

C’est depuis son club de golf situé à Bedminster dans le New Jersey que Trump en a fait l’annonce : “Aujourd’hui, aux côtés de l’America First Policy Institute, je dépose, en tant que principal représentant, une action collective majeure en justice contre les géants de la tech comprenant Facebook, Google et Twitter , ainsi que leurs patrons Mark Zuckerberg, Sundar Pichai et Jack Dorsey. Mais la route, pour parvenir à ses fins, devrait être bien longue pour Trump, plusieurs nouveaux obstacles se dressant devant lui. En effet, Facebook et Twitter sont des entreprises privées et libres, qui ont entièrement le droit d’imposer leurs règles et conditions d’utilisation à leurs utilisateurs, qu’ils acceptent dès la création de leur compte, et à chaque modification de ces mêmes chartes. Une chose que l’équipe juridique de Donald Trump va essayer de contourner en démontrant à la justice que Facebook et Twitter sont devenus des “acteurs étatiques”, répondant à l’intérêt de certains hommes politiques plus qu’à d’autres, et ce après avoir cédé à la pression d’élus opposés à l’ancien chef d’état. Selon lui, ces derniers auraient menacé les plateformes de révoquer la section 230 du Communications Decency Act, une loi offrant à YouTube (propriété de Google), Facebook et Twitter, le contrôle total des contenus acceptés sur leurs sites, leur offrant par la même occasion une immunité judiciaire écartant toutes possibilités de poursuites liées à ces mêmes contenus…

2ème problème pour Trump, l’endroit où il a déposé sa plainte

Autre souci que Donald Trump va devoir résoudre afin que ses poursuites puissent porter leurs fruits : le fait d’avoir déposé plainte en Floride et non pas en Californie. En effet, la justice floridienne ne sera aucunement dans l’obligation d’accepter de traiter ces poursuites, puisque selon les Chartres de Facebook et Twitter, toutes actions judiciaires engagées contre ces 2 entreprises doivent être déposées devant la justice californienne. Et même si certains cas précis ont fait figure d’exceptions, le fait de pouvoir légalement contournée cette contrainte reste plutôt rare. Autre statistique qui ne devrait pas rassurer Trump et son administration, celle qui fait état des 61 plaintes similaires déposées par des utilisateurs de Facebook et de l’oiseau bleu, toutes rapidement déboutées. On dirait bien que celui qui a gracié Kodak Black et Lil Wayne,  va vraiment devoir créer son propre réseau social s’il veut se tirer de cette affaire…