3 policiers ont été mis en examen après avoir passé à tabac en janvier un jeune homme de 19 ans dans la ville de Cormeilles-en-Parisis, utilisant notamment un taser à 27 reprises en seulement 10 minutes.

C’est une nouvelle affaire effrayante de violences policières qui vient tout juste d’être révélée. 3 policiers ont en effet été mis en examen pour avoir passé à tabac un jeune homme de 19 ans dans la ville de Cormeilles-en-Parisis, tout près d’Argenteuil, dans le Val-d’Oise. Le 29 janvier dernier, aux alentours de 15 heures, 5 policiers vont se diriger vers un groupe de plusieurs jeunes afin de procéder à un contrôle. C’est au cours de celui-ci que les agents vont découvrir sur le téléphone de la victime une photo largement relayée sur les réseaux sociaux montrant un membre de la BAC d’Argenteuil maquillé et déguisé d’un short en cuir et de bas résille. Dès lors, 3 des 5 policiers vont se déchaîner pendant près de 40 minutes sur le jeune homme, lui infligeant de nombreux coups de poing mais aussi des coups de taser. Interrogé par France Info qui a révélé l’affaire ce 20 juillet, le jeune homme décrit ainsi l’agression très violente qu’il a subi : “J’ai vu de la colère et de la haine dans les yeux des policiers. Ils ont aussi traité ma mère de chienne, ils ont dit qu’ils allaient attraper ma copine et qu’ils voulaient la violer. Ils m’ont dit aussi qu’en arrivant au commissariat, je pouvais me faire violer aussi”.

L’un des policiers présents avoue tout

Finalement reparti en étant soutenu par 2 amis à lui, le jeune homme va parvenir à déposer plainte, même si sa version va évidemment être niée en bloc par les policiers incriminés. Néanmoins, plusieurs éléments vont permettre de rétablir la véracité des faits, à commencer par le taser qui aurait été utilisé contre la victime, ce que réfutait les policiers. L’analyse de l’arme va permettre de montrer qu’elle avait été utilisée 27 fois en seulement 10 minutes au moment du contrôle, dont une fois pendant 5 secondes, la durée à laquelle le pistolet atteint sa puissance maximale. Ensuite, lors de son interrogatoire, l’un des gardiens de la paix présents sur place va craquer en avouant les violences de ses collègues, aussi bien concernant les coups que l’utilisation à plusieurs reprises du fameux pistolet électrique. Des éléments qui ont donc conduit à la mise en examen au cours du mois de juin de 3 policiers pour violences volontaires par personnes dépositaire de l’autorité publique. Les 3 ont été placés sous contrôle judiciaire tandis que le chef de la brigade, qui est celui qui a utilisé le taser, a été provisoirement suspendu de son poste.

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