Alors que des membres de la BAC 93 ont ouvert le feu à Stains, dans le nuit de dimanche à lundi, sur 2 personnes dans une voiture, le pronostic vital des victimes n’est plus engagé.

Ce lundi matin, une vidéo filmée à Stains enflammait rapidement les réseaux sociaux de part sa violence. Sur celle-ci, on y voyait des policiers en civil tenter d’interpeller le conducteur d’une voiture. Ce dernier va alors éjecter un policier en accélérant brutalement avant de s’arrêter immédiatement, ce qui va provoquer une réaction inattendue des agents de la BAC 93 qui vont ouvrir le feu à plusieurs reprises dans l’habitacle. Le conducteur et sa passagère vont alors rapidement être transportés vers l’hôpital le plus proche dans un état grave, avec à chaque fois un pronostic vital engagé, ce qui laissait craindre le pire. Fort heureusement, on a appris dans la soirée que les victimes, touchées au thorax et au dos, étaient désormais dans un état stable. Le conducteur, qui aurait reçu 6 balles au total, s’est vu prescrire 45 jours d’ITT, tandis que sa passagère en a elle reçu 100.

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Les policiers en garde à vue

Rapidement après les faits, la Sous-direction de la Police Judiciaire du 93 et l’IGPN ont immédiatement été saisis de l’enquête, notamment pour comprendre pourquoi les policiers, sans brassard distinctif, avaient ouverts le feu alors que leur vie ne semblait pas en danger. Dans le même temps, 2 des 3 policiers présents sur place ont été placés en garde à vue ce lundi pour “tentative d’homicide volontaire”, tandis que le 3ème, qui n’a fait usage de son arme, a lui été entendu comme simple témoin. D’après LCI, tous ont affirmé qu’ils étaient en position de légitime défense et que les tirs étaient dûs à leur peur de se faire écraser et d’être traîné par le chauffard. Selon eux, tirer dans les pneus ou le moteur aurait été inutile. On sait aussi désormais que ni le chauffeur ni sa passagère n’étaient armés, un élément qui sera évidemment capital dans la suite de cette affaire.