Alors que son procès s’est ouvert hier à New York, R. Kelly a été décrit comme un “prédateur” par l’une des procureures en charge du dossier.

Ce mercredi 18 août était marqué par le début du très attendu procès de R. Kelly, jugé par un tribunal new-yorkais pour de multiples abus sexuels. En détention provisoire dans une prison fédérale de Brooklyn, le chanteur de 54 ans natif de Chicago était évidemment présent, vêtu d’un costume gris et d’une cravate violette. Resté silencieux, Robert Sylvester Kelly a notamment vu l’une des procureures en charge du dossier, Maria Cruz Melendez, dresser un portrait de lui évidemment à charge. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’y est pas allée de main morte, visiblement décidé à frapper un grand coup dès ce 1er jour de procès : “Nous parlons d’un prédateur. Un homme qui, pendant des décennies, a utilisé sa célébrité, sa popularité et un réseau de personnes à sa disposition pour cibler, préparer et exploiter des jeunes filles, garçons et femmes pour satisfaire ses envies sexuelles”. Elle a également décrit un vaste système parfaitement rôdé afin qu’il puisse approcher des jeunes femmes et leurs familles dans un 1er temps, puis ensuite se défendre en cas d’accusations après avoir abusé des filles.

R. Kelly
R. Kelly au 1er jour de son procès

R. Kelly nie toujours les faits

Selon l’acte d’accusation, R. Kelly dirigeait un réseau qui recrutait et préparait des jeunes filles à avoir des relations sexuelles avec lui. La 1ère des 6 victimes ayant accepté de témoigner à ce procès, identifiée sous le nom de Jerhonda, a ainsi expliqué qu’il filmait leurs relations sexuelles alors qu’elle n’avait que 16 ans. Aujourd’hui âgée de 28 ans, elle a notamment affirmé que R. Kelly lui avait dit qu’il allait la “former afin de le satisfaire sexuellement”. De son côté, l’une des avocates de l’ancienne star du RnB a promis de raconter “toute l’histoire dans son ensemble”, affichant clairement la couleur de l’axe de défense principal de son client, à savoir des relations consenties : “Il n’a recruté personne. C’était des fans, qui venaient vers lui”. Un argument qui suit la ligne de conduite de l’artiste, qui a plaidé non-coupable à l’ensemble des charges qui pèsent contre lui, à savoir extorsion, exploitation sexuelle de mineure, enlèvement, corruption et travail forcé. S’il est reconnu coupable par le Grand Jury composé de 7 hommes et 5 femmes, R. Kelly risque de 10 ans de prison à une peine d’enfermement à vie.

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