21 Savage a évoqué dans un podcast les revenus importants générés par ses masters, dont il est parvenu à rester le propriétaire.

Présenté par Gillie Da King et Wallo267, le célèbre podcast américain Million Dollaz Worth of Game a accueilli 21 Savage ces derniers jours pour un long entretien. Lors de celui-ci, les 3 hommes ont abordé de nombreux sujets, et notamment celui – relativement méconnu du grand public – des masters dans l’industrie musicale. Pour rappel, un master correspond à un fichier sonore sur lequel se trouve la version terminée d’une œuvre audio définitivement prête à l’écoute. Être propriétaire de ses masters, c’est donc être en droit de percevoir des royalties liées à l’exploitation de sa musique, mais aussi de pouvoir être en position de force quand des négociations ont lieu. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que 21 Savage a parfaitement mené sa barque : “J’avais un album disque de platine avant d’avoir signé mon deal, tu vois ce que je veux dire ? Donc, je suis propriétaire de mes masters. Je les possède tous en ce moment. N’importe quel son de moi, j’en suis le proprio […] J‘ai un contrat 70/30 avec mon label, je prends 70 % des revenus, eux en prennent 30”.

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Les ventes d’albums et le streaming plus rentables que les tournées pour 21 Savage

Une position plus que confortable pour Sha Yaa Bin Abraham-Joseph – de son vrai nom -, puisque c’est la commercialisation et l’exploitation de ses propres morceaux qui lui garantissent une bonne santé financière, tandis que la plupart des rappeurs génèrent la majorité de leurs revenus grâce aux tournées : “Un contrat n’est plus un contrat à partir du moment où tu te dis ‘merde, j’aurais souhaité être plus indépendant’, tu comprends ce que je veux dire ? Je fais plus d’argent avec mes ventes d’albums que je n’en fais grâce aux tournées. Beaucoup de rappeurs font la majorité de leurs chiffres grâce aux tournées”. Et pour le rappeur de 28 ans, tout se joue dès les débuts de carrière, lors du premier deal avec un label. Pour 21 Savage, il est préférable de se mettre dans de bonnes conditions plutôt que de privilégier un accord aux premiers abords plus avantageux financièrement. Réfléchir à ce qui est le mieux pour soi et pour son art : “Je ne voulais pas signer un contrat classique et banal. Je voulais signer chez quelqu’un qui allait croire en moi, qui allait me comprendre”. Comme à son habitude, 21 prouve à travers ses paroles qu’il fait partie des artistes les plus sages et avisés du rap US. 

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