Connu pour ses rôles dans les films Taxi 5 ou Pattaya, Saïd Bogota est jugé depuis ce lundi par les Assises d’Evry. Il est accusé d’enlèvement, de séquestration et de tentative de meurtre sur le conjoint de son ancienne petite-amie.

Médiatisé suite à ces apparitions dans les films Pattaya et Taxi 5, Saïd Bogota est aujourd’hui mis en avant pour une affaire d’une violence inouïe qui aurait pu tourner au drame. Depuis ce lundi 13 septembre, l’acteur originaire de Montreuil est en effet jugé par la Cour d’Assises d’Evry pour des faits remontant à décembre 2018. A l’époque, une habitante de la ville de Saint-Chéron, dans l’Essonne, inquiète par des bruits venant de sa cave, va découvrir 3 personnes retenant un jeune homme de 17 ans gravement blessé. Gênés par cette femme, les ravisseurs vont rapidement prendre la fuite et vont emmener leur victime dans un champ où ils vont tenter de le brûler vif en l’aspergeant d’essence, et ce après l’avoir frappé à coup de clés à molettes et lui avoir tiré dans la tête avec un flashball. Finalement, il parviendra miraculeusement à s’en sortir et à limiter les brûlures en se déshabillant.

Said Bogota

Le verdict rendu la semaine prochaine

Rapidement pris en charge par les pompiers et placé dans un état de coma artificiel, il se réveillera finalement quelques jours après et détaillera ce qui lui est arrivé. Il explique alors qu’il a été enlevé dans le garage automobile où il travaille en tant qu’apprenti par l’ancien compagnon de sa nouvelle petite-amie, Saïd Bogota, qui était accompagné de 2 amis à lui à peine majeurs. La victime a même ajouté avoir entendu au moment de cette terrible agression une phrase prononcée par l’acteur qui lui avait laissé peu de doutes quant à ce qui devait lui arriver : Il a vu ma tête, il me connaît, il faut le tuer”. Des faits reconnus en partie par ce dernier, qui nie tout de même l’intention de tuer la victime, mais explique qu’il voulait plutôt lui mettre un coup de pression pour qu’il quitte son ex. Cette éventuelle intention de meurtre sera notamment au coeur des débats au sein de la Cour, tandis que le jugement sera rendu le 21 septembre.