Fin mai, une peine de 18 mois de prison avait été requise contre un ancien manager et partenaire de Gims, alors que ce dernier gérait le label Monstre Marin Corporation au sein d’Universal Music…

Les faits s’étalent sur une période allant de 2 ans entre 2014 à 2016. Désigné comme le principal responsable d’une escroquerie en bande organisée, l’ancien manager et partenaire de Gims au sein du label Monstre Marin Corparation (fondé en 2013 par le rappeur de la Sexion d’Assaut chez Universal Music France) était suspecté d’avoir fait payer à la maison de disques des centaines de fausses factures correspondant à des séances studio, des shootings photos ou des voyages sans la moindre “justification (ni aucune “prestation). Lors de l’audience qui se tenait fin mai, il avait nié l’intégralité des faits qui lui sont reprochés devant la cour : “Jamais de ma vie je n’ai fait de fausses factures. C’est un milieu particulier […] J’établis un budget pour un album et un contrôle de gestion valide, mon rôle est de fluidifier le système”.  Meugui avait fait appel à ses services en 2013, en tant que “label manager pour gérer le label, donc, diriger les signatures d’artistes et la production d’albums, de Vitaa, Lartiste, L’Algérino, Souf à McTyer, MA2X et Dj Arafat, ou encore celui de la Djuna Family (collectif réunissant tous les frères de Gims). L’enquête a montré, par exemple, que de fausses factures avaient également été établies pour ce projet qui avait finalement été avorté.

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Un peine de prison adaptée

Son avocat, le même que celui de Booba, Me Yann Le Bras, avait plaidé la relaxe au motif qu’ “aucune infraction (n’était) matérialisée” et s’en était expliqué lors d’une audience : “Universal débloque des lignes de budget pour mon client qui utilise des prestataires”. Mais cela n’aura pas suffi à disculper son client. Pour avoir escroqué près de 300 000 euros à Universal Music France, l’ancien manager a ainsi été condamné ce lundi 27 septembre à 24 mois de prison, dont 12 avec sursis par le tribunal correctionnel de Créteil. Il effectuera ses 12 mois de prison ferme sous forme de peine aménagée, le tribunal lui octroyant le droit d’une détention à domicile. De surcroît, il a aussi été condamné à 50 000 euros d’amende. Dans ce dossier, 3 autres prévenus impliqués dans l’affaire ont été relaxés, 3 autres ont aussi été condamnés à des peines allant de 6 mois d’emprisonnement ferme à 12 mois avec sursis.