Samy Naceri a pris la parole pour répondre aux propos de Saïd Taghmaoui, qui expliquait avoir lancé son confrère dans le monde du cinéma…

Acteur émérite ayant commencé par son rôle historique dans le désormais classique La Haine (de Mathieu Kassovitz) avant de poursuivre à Hollywood, Saïd Taghmaoui a accordé une interview à la chaîne YouTube Oui Hustle le 29 septembre. Un entretien dans lequel il est revenu sur sa carrière, son quotidien aux Etats-Unis ou encore ses connexions dans le monde du cinéma. Il s’est d’ailleurs confié sur sa relation avec le comédien Samy Naceri, qui aurait, d’après ses dires, décroché son 1er rôle dans Frères : La Roulette rouge d’Olivier Dahan grâce à lui en 1994. “J’ai toujours été très généreux, quand je peux partager, je partage. Quand je peux aider, j’aide. Quand je peux faire le bien, je le fais… Mais voilà, ce n’est pas pareil pour tout le monde”, explique-t-il. En effet, il regrette que le principal intéressé ne lui ait jamais tendu la main en retour : “Samy, effectivement, après, il a explosé avec Taxi […] et il n’a jamais renvoyé la balle, et il aurait pu le faire 15 fois…”.

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Samy Naceri répond

La star de la saga Taxi (qui n’est pas apparu dans le 5ème épisode réalisé par Franck Gastambide)  a bien évidemment eu écho de cette sortie médiatique de son ancien partenaire, et n’a pas manqué de lui répondre sans langue de bois. Dans les colonnes de Télé Loisirs, il a donné sa version des faits : “Saïd Taghmaoui a dit que c’était lui qui m’avait mis le pied à l’étrier au cinéma. Il faut savoir que, bien avant de le rencontrer, je faisais déjà du cinéma, on n’a pas le même âge (Saïd Taghmaoui a 48 ans, Samy Naceri a 60 ans, Ndlr). Je n’ai pas attendu après lui pour faire du cinéma. Et la personne qui m’a présenté à Olivier Dahan c’est Bruno Delahaye, qui est directeur de casting depuis 35 ans, qui fait aujourd’hui des castings pour TF1, France 2, qui a fait le casting de La vérité si je mens !, de Raï, et de Frères : La Roulette rouge, donc, où nous avions les rôles principaux, Saïd Taghmaoui et moi”, tient-il à rappeler. “Saïd Taghmaoui n’a rien à voir du tout dans cette histoire. Je ne vois pas pourquoi il s’approprie le fait de m’avoir mis le pied à l’étrier. Il dit cela à qui veut bien l’entendre, mais je ne sais pas pourquoi…” L’animosité qui règne entre les 2 hommes est palpable…

la haine

Saïd Taghmaoui s’en prend à Kassovitz également

Saïd Taghmaoui en a aussi profité durant l’interview avec Oui Hustle pour tacler Mathieu Kassovitz, réalisateur de La Haine donc, avec qui il a encore visiblement quelques comptes à régler. S’il n’a reçu aucun revenu pour son intervention sur la création du film, l’acteur a tenu à rappeler qu’il avait bien participé à l’écriture des dialogues du long-métrage : “Le film parle d’un sujet que je connais particulièrement bien, en tout cas beaucoup plus que Mathieu, que Vincent (Cassel, Ndlr) et encore plus qu’Hubert (Koundé, Ndlr) à l’époque, puisque je suis le truc. Je vois les erreurs et quand ça sonne juste, puisque moi c’est ma réalité. […] [J’]étais co-dialoguiste. Les dialogues parmi les plus cultes ou les plus mémorables, ils sortent de ma vie. C’est facile à prouver. […] J’ai jamais rien demandé à La Haine à part le crédit et d’être cité sur les dialogues, on a quand même écrit la moitié.” D’ailleurs, Taghmaoui n’hésite pas à rappeler que si le film a connu une 2nde vie en 2020 (ressortie en salles en 4K, DVD collector, multiples partenariats comme avec Reebok ou Carhartt…) à l’occasion des 25 ans de sa sortie, aucun des acteurs n’a reçu un sous, contrairement à Kassovitz : “Ils ont ressorti le film en 4K, donc il y a eu une nouvelle exploitation du film avec, j’imagine, plein de bénéfices. On n’a pas touché un euro, ils nous ont pas sollicités ! Ils ont voulu faire une collection avec nos têtes et tout. Il y a 25 ans, on a jamais vraiment rien touché et 25 ans après, on est 4, on peut peut-être partager et chacun prend un petit truc. Ils ont dit “ah non !”. […] Je crois que c’est Mathieu Kassovitz qui possède 20% de la pellicule donc c’est son fonds de commerce, il vit avec ça. […] Ce n’était pas très bien intentionné, très maladroitement fait”.