Voilà maintenant plusieurs mois que Suzuya cumule les millions de vues avec son univers aux frontières du rap et des animes japonais. A l’occasion de la sortie de son 2ème opus, Là où les cœurs se pendent, rencontre avec un maître de cérémonie à part…

Quelques instants dans l’univers de Suzuya suffisent pour comprendre que Le Mc originaire de Grenoble produit quelque chose d’unique en France. A la fois sombre, mystérieux et éloquent lorsqu’il pose à cœur ouvert sur la feuille, le jeune artiste s’est construit au fil des titres une communauté de fans qu’il alimente régulièrement de textes, et poésies, où l’amour est tantôt poison, tantôt salvateur. Passionné d’animes japonais, il en a fait le fil rouge de son nouvel album, Là où les cœurs se pendent, qui arrive 7 mois après le précédent, Condamné. Du titre – une référence à Aokigahara, le nom d’une forêt au Japon, au pied du mont Fuji, surnommée la forêt des suicidés – à la cover, conçue par Takato Yamamoto, peintre japonais adepte de l’éro-gore, tout nous rappelle sa fascination pour la culture nippone. Musicalement, le pays du soleil levant se taille aussi une place de choix. Pour l’intro du disque Suzuya (qui se faisait aussi appelé Viktor Reznov en référence au jeu Call of Duty) a fait appel à Akira Yamaoka, compositeur de nombreuses musiques de jeux-vidéo dont Silent Hill.

Suzuya –Là où les cœurs se pendent :

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Sa carte de visite

Malgré le mystère qui l’entoure, Suzuya a livré à RAPRNB quelques indiscrétions. Evasif sur son âge, il évoque tout de même sa jeunesse du côté de Grenoble entre forêts et béton. Il est beaucoup plus loquace lorsqu’il s’agit de parler d’un autre de ses centres d’intérêt, le sport. En effet, le jeune artiste est fasciné par les sports de combat comme le MMA et s’entraîne très régulièrement. Anecdote aussi rare qu’insolite, il évoque aussi son amour pour la pêche au harpon. Enfin, il revient sur ses débuts dans la musique. Une aventure indissociable de son amour des animes japonais. En effet, c’est en regardant un AMV (comprenez un montage mêlant musique et anime) de Tokyo Ghoul qu’il fait la découverte également de la musique d’XXXTentacion. L’artiste de Floride décédé en 2018 reste la référence ultime pour le jeune homme qui aurait rêvé d’un featuring avec lui. Malgré ça, il confesse avoir également de solides références en rap français grâce à ce qu’écoutait son père et cite notamment Tandem et Médine !

Suzuya – Carte de visite :