Microsoft a annoncé avoir racheté l’éditeur de jeux-vidéo Activision Blizzard, qui produit notamment Call of Duty, WoW ou encore Overwatch, pour un montant avoisinant les 70 milliards de dollars.

C’est une énorme information qui aura probablement un impact très important sur le monde des jeux-vidéo. Microsoft a en effet publiquement officialisé ce mardi 18 janvier, en début d’après-midi, le rachat de l’éditeur de jeux Activision Blizzard, contre un chèque avoisinant les 70 milliards de dollars – soit environ 60 milliards d’euros. La firme californienne a ainsi profité de l’année 2021 très compliquée du studio californien, actuellement au coeur d’un tourbillon médiatique et judiciaire suite à la révélation de 700 signalements pour des faits de harcèlement, d’agression sexuelle ou de discriminations en tout genre pour s’offrir l’un des 5 plus gros éditeurs de jeux-vidéo du monde. Microsoft récupère ainsi un studio qui génère des revenus colossaux, puisqu’en 2020, le chiffre d’affaires d’Activision Blizzard était de 6,7 milliards d’euros, tandis que son bénéfice net était lui monté à 1,8 milliard d’euros, rien que ça.

Microsoft s’affirme encore et toujours

Ce rachat a eu une conséquence immédiate sur la cote en bourse d’Activision Blizzard, dont l’action a grimpé de 45,3 % à Wall Street, preuve que les investisseurs voient d’un très bon oeil cette opération. Evidemment, celle-ci va également permettre à Microsoft d’étoffer le catalogue de son Xbox Game Pass, acheté mensuellement par près de 25 millions de joueurs à travers le monde. Le groupe fondé par Bill Gates devient au passage le 3ème éditeur de jeux vidéo au monde en termes de revenus, derrière Tencent (qui possède notamment Riot Games) et Sony. De manière assez surprenante, Microsoft a également pris la décision de maintenir à son poste, Bobby Kotick, directeur général d’Activision Blizzard, dont on aurait pu imaginer qu’il soit renvoyé afin de jouer la carte de la page blanche. Quoi qu’il en soit, on peut forcément imaginer que cette opération extrêmement coûteuse aura un impact sur le futur des productions de l’éditeur, mais aussi, on l’espère, sur l’ambiance de travail qui règne au sein de l’entreprise…