Lors de ses showcases, Kaaris interpréte régulièrement le morceau Kalash, son featuring avec Booba, et ce malgré leur beef…

Voilà des années que la relation est totalement brouillée entre Booba et Kaaris. Entre menaces, dossiers dévoilés, bagarre à Orly et combat dans l’octogone avorté, les 2 rappeurs ont fait de ce clash l’une des rivalités les plus iconiques de l’histoire du rap français. Et, comme cela arrive parfois dans les histoires de ce genre, les ennemis d’aujourd’hui étaient les alliés d’hier. C’est en effet aux côtés de B2O que K2A a explosé aux yeux du grand public à compter de 2011. Au cours de leur relation, le Duc et le Dozo nous ont notamment gratifié d’un featuring aujourd’hui considéré comme un classique sorti en 2012, Kalash, extrait de l’album Futur de Booba. Un titre qui, 10 ans après, est toujours aussi apprécié par les fans et que Kaaris joue encore régulièrement à l’occasion de ses showcases, comme ce 21 février, laissant même le couplet de son rival que le public reprend avec engouement. Ce n’est pas une 1ère, puisque les 2 artistes avaient déjà respectivement interprété ce morceau lors de shows respectifs en 2021. Malgré tout, cette scène a une nouvelle fois interpellé quelques fans nostalgiques des 2 artistes, qui se remémorent l’époque où ils marchaient encore ensemble… Et pour ceux qui voudrait encore en profiter, Kaaris donnera un nouveau showcase ce dimanche 21 février au Network à Lille, puis ce 4 mars, à la discothèque Le Plô, à Saint-Affrique, dans l’Aveyron.

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Une guerre sanglante

En septembre, à l’occasion d’un show – finalement annulé – au Bridge à Paris, Kopp avait invité son rival afin qu’ils puissent reprendre ensemble ce fameux morceau : “Kaaris viens au show le 11 on fait Kalash et on a le vaccin contre le showvid-19 c’est plein à craquer. J’suis dans un mood de paix profites-en”. Une proposition bien évidemment ironique, tant les tensions restent importantes entre eux. D’ailleurs, le Dozo est récemment revenu sur les conséquences de ce beef sur sa carrière : “Est-ce que ça m’a desservi ? Moi je pense sincèrement et je le dis ici, la guerre c’est jamais bon pour les affaires. Celui qui dit que c’est bon pour les affaires c’est un mytho”. Il avait d’ailleurs étayé son propos en ajoutant : “Le mec qui va vendre le plus et qui sera le plus aimé, c’est celui dont on entendra pas parler, c’est celui qui reviendra juste pour montrer son art, le poser, mettre tout le monde d’accord et redisparaître”. Un handicap qui ne l’a malgré tout pas empêché de connaître de beaux succès par la suite avec des projets tels que Dozo ou Okou Gnakouri notamment.