La police new-yorkaise a procédé la semaine dernière à l’arrestation d’un groupe d’une vingtaine de jeunes hommes suspectés d’avoir commis de nombreux délits qu’ils évoquaient dans leurs musiques.

C’est un très gros coup de filet qu’a réalisé le NYPD la semaine dernière. Dans un document officiel, un juge officiant dans le district du Bronx a révélé que 20 individus, suspectés d’avoir commis plus d’une trentaine de délits et de crimes (principalement entre janvier 2019 et octobre 2021), avaient été arrêtés le 5 avril. Un groupe (apparenté clairement à un gang) qui n’avait visiblement pas été identifié avant que certains membres, qui étaient également rappeurs, ne parlent publiquement de leurs actes dans certains morceaux. Autant de détails qui ont mis la puce à l’oreille d’enquêteurs qui, au terme d’une enquête d’un an, ont finalement réussi à remonter le fil de cette affaire, qui inclut des meurtres, des vols, des agressions, des possessions d’armes. Parmi les suspects, l’âge moyen est très jeune puisque les plus vieux ont 23 ans, quand les plus jeunes en ont eux 17.

Un débat délicat

Forcément, cette affaire n’aidera pas à l’amélioration de l’image de la Drill à New York, une ville où le maire Eric Adams souhaite imiter la décision prise en Angleterre d’interdire purement et simplement la diffusion de morceau de ce style sur les réseaux sociaux. Face à cette mesure souhaitée, plusieurs artistes, à commencer par Fivio Foreign, ont été à sa rencontre afin de discuter de cette hypothèse, bien conscients qu’une telle décision mettrait un coup de frein terrible à la scène drill new-yorkaise. Car si cette musique se veut particulièrement sombre et fidèle à la réalité de la rue, certains pointent du doigt la mauvaise influence qu’elle pourrait avoir sur les plus jeunes, quand le camp d’en face rappelle qu’il s’agit avant tout de musique. Autant dire que ce genre d’affaires ne jouera pas en la faveur des défenseurs de la drill à New York…