28 membres du label YSL, dont son fondateur Young Thug et son fidèle acolyte Gunna, ont été arrêtés par le FBI cette nuit. Ils sont accusés d’avoir participé à de nombreuses activités criminelles et risquent une lourde peine de prison.

C’est une affaire d’envergure qui a été révélée ces dernières heures aux yeux du grand public, et risque d’avoir un impact très important sur l’avenir du label YSL Records. WSBTV, chaîne de télévision locale basée à Atlanta, a en effet rapporté au cours de la nuit que le fondateur de la structure, un certain Young Thug, avait été arrêté lors d’un raid mené par le FBI à son domicile. Ce n’est d’ailleurs pas le seul à avoir été appréhendé dans le cadre de cette affaire puisque Gunna, proche de Thugga, ainsi que 26 autres membres de YSL, ont également été arrêtés. Forcément, derrière une telle opération se cache de graves accusations, en l’occurrence des actes de violences similaires à ceux utilisés par les gangs américains.

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Un dossier très épais

Selon la justice, qui a rapidement expliqué les raisons de cette opération, YSL Records a, dès sa création en 2012, voulu utilisé sa notoriété pour s’imposer dans la rue à Atlanta, Young Thug revendiquant une affiliation avec les Bloods. Dès lors, plusieurs de ses hommes vont commettre des meurtres, des braquages, du racket ou des vols, vont tenter de faire pression ou de corrompre des personnes et des entreprises, tout en œuvrant évidemment dans le trafic de drogues. Impliqué dans un clash avec YFN Lucci depuis 2017, Thugga aurait ainsi commandité une fusillade dans laquelle a été pris Lucci en 2019 à Atlanta, mais a aussi validé le fait que ce dernier soit poignarder en prison. Forcément, on comprend pourquoi, en tant que leader du groupe, le rappeur de 30 ans a été immédiatement placé derrière les barreaux dans la prison du comté de Fulton. Plusieurs clichés et vidéos de cette arrestation ont d’ailleurs été dévoilés sur les réseaux sociaux. Thugga sera d’ailleurs présenté à un juge pour une 1ère audience dès ce mardi. Au total, 56 chefs d’accusations pèseraient contre lui et les membres de sa structure. S’ils sont reconnus coupable, les leaders, dont l’auteur de Check – qui possède déjà un casier judiciaire important -, pourraient écoper d’au moins 20 ans de prison.