Arrêté et incarcéré pour des affaires de violence et des activités de gang, Young Thug vivrait des conditions de détention difficiles…

Arrêté dans la nuit du 9 au 10 mai, dans un vaste coup de filet mené par le FBI contre Young Thug (mais aussi Gunna) et leur entourage, dont de nombreux membres de son label YSL Records, le Thugger est depuis derrière les barreaux de la prison de Fulton, située dans le nord-ouest d’Atlanta. Devant faire face à de nombreuses charges, il devra répondre de lourdes accusations concernant des actes de violence (meurtres, braquages, racket, vols ou encore trafic de drogue, mais aussi corruption et possession d’armes…), le tout lié à des activités de gang, sachant qu’il a toujours revendiqué son affiliation aux Bloods. Il est même accusé d’avoir commandité une fusillade dans laquelle a été pris YFN Lucci en 2019 à Atlanta, alors qu’ils étaient en clash, puis d’avoir donné son feu vert pour que son adversaire soit poignardé alors qu’il était en prison. Au total, ce seraient non plus 53 mais 63 chefs d’accusations qui pèseraient contre lui et les membres de son organisation, le tout dans le cadre de la loi RICO (Racketeer Influenced Corrupt Organizations) et dans un procès mené par la juge Rashida Oliver, et dans lequel il risquerait jusqu’à 100 ans de prison. Mais avant d’en arriver à cette sanction, Young Thug (30 ans) vivrait des heures difficiles dans sa cellule, alors qu’il a appris le décès d’un de ses protégés, et membre de son label, Lil Keed retrouvé mort ce 13 mai, à seulement 24 ans

Young Thug devant la juge Rashida Oliver ce 10 mai :

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Des conditions moyenâgeuses

Alors que ses proches prennent sa défense, comme Lil Keed d’ailleurs avant son décès ou le producteur Metro Boomin, affirmant que le label “YSL n’est pas gang” ou s’indignant que la loi RICO permettent d’utiliser les paroles des textes des rappeurs contre eux dans un procès, le père de Jeffery Lamar Williams (alias Young Thug) avait également nié les accusations portées contre son fils dans une intervis pour la WSB-TV : “Je pense que mon fils a été injustement lié à beaucoup de choses, mais c’est à nous de le prouver… Je me battrai pour lui jusqu’à la fin, je suis son père.” Mais au-delà du soutien de son entourage, l’avocat de Thugga, Brian Steel, a affirmé que son client vivait des conditions d’incarcération déplorables, jugeant celles-ci moyenâgeuses : sa cellule serait comme le cachot d’un donjon, en un mot des oubliettes. Selon lui, il vivrait “l’enfer” à l’isolement, dans une pièce en ciment et sans fenêtre, avec seulement un lit et des toilettes. il précise que le plafonnier de sa cellule resterait allumé 24 heures sur 24, ce qui empêcherait Young Thug de dormir. Autre point, la nourriture qui serait immangeable. Enfin, le rappeur et patron de YSL Records, n’aurait ni accès aux médias, ni la possibilité de faire de l’exercice, de se raser ni, forcément d’avoir un quelconque contact humain.

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Pour l’avocat, ces conditions de détention violent les droits constitutionnels de son client, notamment les 8ème et 14ème amendements, qui interdisent aux États d’infliger des peines cruelles et inhabituelles. Il a déposé un recours dans l’espoir de le faire libérer rapidement sous caution… une demande qui avait déjà été rejetée par un juge plus tôt dans la semaine…