1ère interview depuis 7 ans, Diam’s a répondu aux questions d’Augustin Trappenard, mais n’était pas au Festival de Cannes pour la projection de son documentaire, Salam

Tout était prévu… Attendue à Cannes pour la projection exclusive de son documentaire Salam, Diam’s est apparue ce jeudi 26 mai sur la plateforme Brut, partenaire du festival. Mélanie Georgiades a en effet accordé une interview à Augustin Trappenard pour le média qui a par ailleurs produit le film qui sera également diffusé dans le salles de cinéma les 1er et 2 juillet 2022. Seules les 2 co-réalisatrices du doc, Houda Benyamina et Anne Cissé, avaient fait le déplacement sur La croisette. De son côté, l’ex-rappeuse n’était pas réapparue à la télévision ni n’avait accordé d’entretien depuis 2005 et l’ultime interview donnée à Thierry Demaizière pour Sept à Huit sur TF1. Elle se montrait donc devant la caméra pour évoquer son nouveau projet, mais aussi pour revenir sur certains passages du documentaire et évoquer son parcours… Toutefois, elle a également répondu aux questions du Parisien.

 

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Diam’s brisée par la photo avec son voile…

“Je ne renie pas mon passé car c’est ce qui fait ce que je suis maintenant… Mais c’est clair que je suis une miraculée…” Dans cette entretien vidéo exclusif, si Mélanie ne renie pas tout ce que lui a apporté sa carrière, elle confirme que le tournant, celui qui l’aura fait définitivement mettre un terme à son parcours de rappeuse, est la diffusion de la photo volée, alors qu’elle était voilée, en sortant d’une mosquée. Un moment qui lui a fait beaucoup de mal à bien des niveaux. Elle explique qu’elle savait, à l’époque, que ceux qui avaient fait le choix de diffuser ce cliché “allaient comme briser l’amour qu’il y avait entre moi et le public…. Elle confiait alors totalement effondrée : C’est vraiment ça qui m’a fait mal ! Mais ses maux, et autres problèmes psychologiques, ont également été décisifs dans sa décision de mettre un terme à sa vie d’artiste, rappelant qu’elle avait connu des passages difficiles, malgré le succès, entre tentatives de suicide et hospitalisation dans des services de psychiatrie. Des troubles et une instabilité que Diam’s peut aujourd’hui expliquer : “Il me manquait cette sérénité, cette paix intérieure…”, d’autant que selon elle : “La réussite-là devient parfois une prison… la réussite devient une spirale destructrice…” ! Un constat qui lui fait dire que : “Moi, normalement, je suis morte. Si j’étais restée comme ça à cette époque… Quand je raconte que j’ai voulu mettre fin à mes jours, c’est ce que j’ai voulu faire […] A ce moment-là de ma vie, je me dis que ma mort est préférable à ce que je vis…” Si pour autant Mélanie ne renie pas sa carrière – “qui ne m’appartient plus,” précise-t-elle -, elle déconseillera à sa fille de faire de la musique…

Diam’s – L’interview pour Brut :