Présent sur la BO du film Elvis avec la chanson The King And I, Eminem s’est comparé au rockeur des années 50-60 pour tout ce qu’ils ont emprunté à la culture noire-américaine…

Elvis, le film de l’australien Baz Luhrmann (Moulin Rouge !, Gatsby le magnifique…) consacré au King est sorti dans les salles ce mercredi 22 juin, après 8 années de travail. Ce biopic dédié à la vie de la star du rock’n roll est l’occasion insolite de retrouver un rappeur, Eminem sur The king And I, un nouveau morceau en featuring avec Cee-Lo Green qui figure sur la bande-originale du film (sur laquelle ont également été invités Doja Cat, Swae Lee, Denzel Curry, Jack White, Diplo, Tame Impala ou encore Maneskin). Et alors que Marshall Mathers rappe au rythme de la chanson Jailhouse Rock d’Elvis Presley, le Mc de Detroit y évoque les similitudes entre sa musique et celle du King. un artiste blanc souvent accusé de s’être approprié la culture, et notamment la musique noire qu’étaient alors le bleus et le rock, au milieu du 20ème siècle… Em’ lui s’est souvent vu reproché de faire du rap, une musique née dans les ghettos noirs américains et créée par la jeunesse afro-Américaine de la fin des années 70. Ainsi si dans le 1er couplet, il fait référence au fameux “One for the money, two for the show…” de Blue Suede Shoes d’Elvis en parlant de sa propre vie, par la suite il établit clairement une comparaison avec l’interprète de Love Me Tender.

Eminem – The King And I :

À LIRE AUSSI: La belle réaction d’Eminem au nouvel album de Kendrick Lamar

“J’ai volé la musique noire…”

C’est dans le 3ème couplet de The king And I qu’Eminem se lance des comparaisons entre lui et le King en faisant donc référence au fait qu’ils sont tous 2 des artistes blancs ayant eu un énorme succès, mais critiqués pour avoir pillé la musique noire-américaine : “Maintenant, je vais t’expliquer tous les parallèles/Entre Elvis et moi-même/Ça semble évident : premièrement, il est aussi pâle que moi. Deuxièmement, on a tous 2 été considérés comme des rois.” Puis il ajoute : “[…] J’ai volé la musique noire, ouais, c’est vrai, je m’en suis peut-être servi/Comme un outil pour combattre les gamins à l’école/Les enfants reviennent sur des conneries qui se sont passées dans les WC./Maintenant, j’appelle un hater un bidet/Parce qu’ils sont aigris de ne pas pouvoir faire cette merde…” Notons qu’Eminem a, en effet, parfois été critiqué pour être entré dans un game majoritairement composé d’artistes noirs, au point même d’être traité de raciste pour être décrédibilisé (comme ce fut le cas dans son beef avec Benzino, le père de la rappeuse Coi Leray). Outre son talent indéniable de kickeur, Slim Shady a toutefois pu profiter de l’aura et de la protection de son mentor (et producteur), Dr. Dre, puis de ses amitiés scellées dans le milieux, comme avec 50 Cent par exemple, pour s’intégrer… Par ailleurs, il évoquait récemment l’idée que le rap avait pu avoir un effet bénéfique sur sa santé mentale : “Cette musique a un effet thérapeutique, en tout cas, cela a toujours été le cas pour moi.