Karim Benzema : Valbuena, Deschamps… ce qu’il faut retenir de son interview dans L’Equipe !

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Soutenu depuis le début par Booba, l’auteur d’un dribble majestueux face à l’Atlético (voir ici), Karim Benzema est revenu sur le cas Valbuena qui l’a conduit à une mise en examen dans la fameuse affaire de la sex-tape, mais aussi sur sa non-sélection en Equipe de France de Didier Deschamps, et le poids des hommes politiques dans ce cas précis. Alors qu’il parle de “grande mascarade”, il déplore qu’on “condamne les gens avant l’heure, tout cela m’écœure.” Cette interview intervient à la veille de l’annonce de la liste des joueurs du match contre le Paraguay le 2 juin à Rennes, qui sera suivi de la rencontre face la Suède le 9 juin, match de qualification pour la Coupe du Monde.

karim benzema _lequipe

A propos de son ex-coéquipier, Mathieu Valbuena, et de sa mise en examen pour “complicité de tentative de chantage” et “participation à une association de malfaiteurs”, KB9 se montre désabusé, écœuré sinon énervé : “Tout est parti de son histoire. On ne sait pas la vérité. Quand je l’entends dire maintenant qu’il est prêt à rejouer avec moi, qu’il ne m’en veut pas… Il y a vraiment quelque chose qui ne va pas chez lui !” il durcit le ton : “A l’entendre au départ, je suis une racaille, je l’ai menacé, je lui ai fait peur, tout ce que tu peux inventer. Et, là, il veut rejouer avec moi ! […] Mais il se fout de la gueule du monde ! Il a pété les plombs ou quoi !” Et poursuit : “Moi, ça fait plus d’un an et demi que je suis son pire ennemi, un mauvais exemple, un voyou, que je dois me faire sanctionner, qu’on me traîne dans la boue, qu’on salit mon nom et ma famille […]. Il la ramène, dit qu’on peut rejouer ensemble… Mais il faut qu’il arrête ses conneries !” Valbuena aurait-il inventer cette affaire ? «Il faut vraiment qu’il arrête d’inventer. Il me rend fou à continuer de mentir ! Tout ça vient de lui, cette affaire de sex-tape. Il avait juste à dire la vérité sur ce qui s’est vraiment passé.” Comme pour l’affaire Zahia, où lui et Ribéry ont été “relaxés” et ”blanchis”, il assure qu’il “sera libre quand ça sera vraiment fini” !

En compétition à l’attaque de l’Equipe de France avec des Olivier Giroud ou encore Kévin Gameiro, ses bonnes performances au Real Madrid ne semble pas séduire le sélectionneur de l’Equipe de France. Karim Benzema qui rappelle que “ça fait 12 saisons que je marque en Ligue des champions […]. Ce n’est pas un hasard si j’achève ma huitième saison au Real Madrid,” précise qu’il ne reçoit même pas de pré-convocations pour les matchs. Il reste positif, et se dit à la disposition du l’Equipe et du sélectionneur : “Je reste à sa disposition. Le sélectionneur le sait […] C’est vrai que ce serait plus facile aujourd’hui de dire : j’arrête. De dire ça parce que j’en ai assez vu et entendu ! Ça arrangerait aussi beaucoup de monde que je prenne cette décision… Sportivement, je suis quasiment au maximum. Ça me ferait vraiment plaisir de revenir en bleu. J’irai toujours en équipe de France avec la même motivation.”

Cependant, à propos de Didier Deschamps, Benzema montre son incompréhension face au “manque de cohérence” de son discours. Il poursuit : “Il ne peut pas dire – il y a un an – que « tous les pays nous envient Benzema » et, quelques semaines plus tard, changer de discours et d’option. Il connaît le foot. Je ne le comprends pas. Ça ne tient pas debout. C’est pour ça que je ne veux d’explications de personne, de personne, de personne d’autre à part le sélectionneur. Les autres disent que je suis sélectionnable, [pas] lui. Si le sélectionneur me dit droit dans les yeux que ce n’est qu’à cause du foot, eh bien, je continuerai à travailler… Si c’est pour autre chose, qu’il me le dise en face, et c’est fini avec lui.” A savoir si les politiques, à travers leurs interventions publiques, ont pu avoir un rôle à joueur dans ces histoires de sélections, le madrilène donne son avis : C’est possible… Quand ton nom est cité par le Premier ministre (Manuel Valls, Ndlr), puis par le président de la République (François Hollande, Ndlr), ça devient compliqué. J’ai l’impression qu’on prend mon nom, qu’on le manipule dans tous les sens pour d’autres raisons que le foot et qu’on me fait passer pour quelqu’un que je ne suis pas…” 

A propos de Macron, dont il a salué l’élection sur Twitter (voir ici), il précise : “Je l’ai connu avant qu’il se lance. Mais on ne va pas commencer à en faire des tonnes là-dessus ! Je ne veux pas jouer sur ce terrain-là. Je n’attends rien de lui. Mais ses phrases sur moi seront peut-être meilleures… Reste que la personne qui fait des choix pour l’équipe de France, c’est uniquement le sélectionneur. C’est de sa part que j’attends des réponses. Pas du président de la République, du Premier ministre, ni même du président de la FFF.”

Les choses sont claires.