“Appelle-moi la Nasa, j’ai la fusée, j’ai le kérosène”. Signé chez E.47 Records, Euteïka dévoile cette semaine son nouveau clip “Nasa”. De son flow percutant, le rappeur cagoulé découpe l’instru de Skywalkers Beats. Le clip met parfaitement en image ce son incisif : vif et ultra-référencé, cette réalisation visuelle ne nous laisse aucun répit. 

Euteïka n’a pas de visage, il est là et ailleurs, maintenant et demain. À l’heure des réseaux sociaux cannibales, des nombrils boursouflés, des horloges sous kétamine, Euteïka veut exister sans brouillage, sans faux-semblants, sans rien gâcher. Le rap du niçois a deux alliés : le fond et la forme. Euteïka nous sert un rap viscéral, mélancolique, dépouillé des clichés qui freinent et qui réduisent.

En 2020, son titre “Woaw” a fait du bruit. Le clip du morceau détourne la mise en scène et l’esthétique des shows de la célèbre chaîne Colors. Dans ce clip animé super réaliste, Euteïka est représenté en pâte à modeler, comme s’il livrait une prestation live de son morceau. 

Euteïka est un habitué de la scène, une discipline à laquelle il attache beaucoup d’importance. En course pour les INOUIS du Printemps de Bourges cette année, le rappeur est également programmé au Festival Crossover ayant lieu dans sa ville natale, aux côtés de PLK, Hamza, SCH ou encore Hatik ! Fidèle à lui-même, Euteïka livre dans “Nasa” des punchlines soignées. Celles-ci avaient déjà conquis Oxmo Puccino, qui l’invitait sur scène l’année dernière pour sa première partie au Théâtre Lino Ventura à Nice.